Miss MiscellaneaCorine

Miss MiscellaneaCorine

Temporaire histoire de rire !!!

Je ne pensais pas revenir sur le rire par ces personnages... Rien, absolument rien ne m'a amusée jusqu'à présent dans cette situation d'hyper-crise et de violences paroxystiques (l'insondable incompréhension des voix d'un peuple que l'on gouverne en est une, des haines qui se bouffent en sont d'autres), mais il serait trop dommage que vous ratiez ce montage, puisque vous aimez rire aussi.  

Au cas où vous auriez été en train de bosser, de déconner Incertain, d'écouter autre chose, de vivre une vie normale, voici le chef-d'oeuvre que vous auriez pu rater. 

 

 

Je ne le laisserai pas longtemps - quelques jours quand même (Johnny est resté, mais c'est bien différent !!!), car il n'a rien à faire ici.

Mon plaisir est donc de vous faire rire avec, cette fois, les moyens des autres. Profitez juste de cet épigone de Superman, au son du violon qui joue si faux l'hymne européen !

 

 

 

 

 


 

 

 Clin d'œilFrau Merkel Rigolant

                                                                            Corine

 

 

 


18/01/2019
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Vocation ! Tout s'épuise quand ça force

 

 

 

 

 

 

 

 

CE BLOG SERA OPTIMISTE QUAND IL LE POURRA

 

Ce sera certainement beaucoup moins régulier. Je préfère vous en avertir. 

 

je ne sais pas comment j'ai pu être drôle depuis l'été 2017 avec :

l'ASS 

la CMU 

une famille décomposée 

folie, mort et maladie rodant tout près, à soutenir d'une façon ou d'une autre (moralement, de plus en plus difficilement)

à la recherche d'un nouveau toit (mais j'en ai un)

en entretiens (emploi) infructueux et trop peu nombreux, dont un le jour de mon anniversaire (non encore guérie d'une aphonie/laryngite le 30/11 ! Mine, toux, son !!! Pas évident de mettre en évidence des atouts ce jour-là)...

mais j'ai pu, apparemment trouver l'humour sur 90 % de ce blog. 

Ce sera difficile d'être drôle, car c'est trop long, tout ça. 

Je n'ai pas de gilet jaune (sympathisante au début, mais les gens ruinés qui n'y sont pour rien, ça me met très mal à l'aise),

 je m'épuise de résister, quand tout recule alors que j'entreprends. 

J'ai de moins en moins de temps - et d'espoir - pour faire front partout. 

 

 

Je ne demande rien, je constate. Après tout, pourquoi ne pas tout dire. Il y a tant de mystères !... Mais quand on les révèle, ça déçoit, non ? 

Quoique... A une époque d'empathie collective...

Je me souviens du regard de cet homme (apparemment retraité, certainement averti que la vie n'est pas faite que de bonnes fortunes) dans une grande surface il y a quelques mois qui, en voyant la pointe de mes larmes, a tressailli et aussitôt regardé ailleurs. Je ne les montrais pas et aurais préféré ne pas les contenir. 

Vite, vite, fuyons les chagrinés, ça s'attrape.

 

Il y a quelques années, j'ai été de celles qui commentaient et exprimaient leur sympathie envers une blogueuse qui m'étonnait néanmoins de parler principalement de pathologies dans leurs détails les plus enfouis (un problème : elle nous confondait. J'étais obligée de m'excuser, un peu gênée, de ne pas être malade et d'avoir fait la connaissance de son blog par les poèmes qu'elle écrivait aussi.)... Alors pourquoi pas ? 

Je m'enfouis donc présentement pour faire l'état de mes lieux. 

 

 

 

Bonne année à vous qui passez régulièrement, ou par hasard.  

  

 

Je continuerai à répondre avec plaisir à vos commentaires. 

Je ne vous souhaite surtout pas, "mes pauvres", certains des vœux que j'ai reçus. Les personnes inconnues sont parfois plus positives que celles du sang, ou des alliances. Ce n'est pas rare, mais savoir que cela existe chez d'autres ne m'amuse pas plus. La famille doit être un refuge. 

 

 

Une mention spéciale pour la "bienveillance" de ma marraine qui m'a portée sur les fonts baptismaux tout bébéInnocentIncertain (du classique !), pour qui exister et se battre, aider par devoir, envoyer des lettres de motivation, agir, créer, aimer, rêver n'est pas ce qui prime.

"Travailler, Corine". Pied de nez Mais, qu'est-ce que j'ai dit il y a 2 minutes, marraine ? L.M, CV, entretiens ... ? Il y a des gens violemment bouchés. Le comble est qu'il leur arrive d'être amers. Je vous souhaite de les éviter. 

 

 

 

C'est ainsi qu'on fait peur à ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'ici. 

 

Sur le travail, "chère" marraine (qui ne me lis pas - dommage pour moi - toi dont je ne confierai évidemment pas le nom), que je mentionne en symbole, toi qui t'exprimes si militairement (je présente mes excuses aux militaires dont quelques-uns sont peut-être des agneaux chez eux), sur mon rapport au labeur, sur "les autres", sur les maux économiques, j'aurais dû te montrer ce qui suit et t'expliquer, si la capacité d'écoute t'appartient  encore, que les remerciements que ces personnes et moi avions échangés ne s'improvisent pas, que je n'ai pas, depuis, changé d'aspirations, ni de valeurs humaines. Je n'ai jamais fait semblant d'être quelqu'un d'autre. Cela m'évite d'avoir à baisser les yeux. 

Avoir à discutailler pour prouver (?) ce que je suis est un mal supplémentaire. Et puisque je craque, et puisque j'en parle, autant apporter un élément effectif au dossier qui s'ouvre. C'est triste, mais un ulcère me sera peut-être épargné de chasser ces influences négatives. 

 

 

J'ai gardé leurs cadeaux, dont la montre longtemps portée, cassée, réparée, re-cassée qu'avait choisi Marie, que je conserve dans une petite boîte. Je ne la regarde pas, je sais qu'elle y est. Tous n'avaient pas signé, mais ils étaient nombreux à s'être cotisés. 

Des enfants que je n'ai jamais connus avaient peint un petit plateau, des pots de yaourts que j'ai toujours. Des enfants des dossiersEn pleurs. Je ne m'attendais à rien. 

 

Il y en a eu d'autres, de petits mots gentils aussi. Ce n'est donc pas la plus récente, mais c'est celle pour laquelle j'ai le plus d'affection sur le plan professionnel : 

Carte d'au revoir du CHU-1.jpg

 

 

 

 

Carte d'au revoir du CHU-2.jpg
Des écritures se ressemblent, mais de près, on voit très bien les différences et l'authenticité. J'ai failli cacher les noms, mais quel mal qu'ils y soient leur ferait-il ? Aucun ! 

 

 

Ca fait moins peur ? Il n'y a pas mon prénom, mais elle m'était remise en mains propres. Il faut me croire sur parole, ou rien !!! 

On peut toujours se dire, même s'il y a eu pas mal d'événements ensuite, qu'en effet, Serge, c'est dommage. Touchant de me l'avoir dit (je n'ai pas attendu aujourd'hui pour le penser).  

 

Et si, et si et si.

 

- Et si j'avais eu autant de tempérament à l'époque qu'aujourd'hui ?

 

- et si je n'avais pas alors fait un burn out, avec ces dossiers qui cachaient le jour des fenêtres, de plus en plus imposants au cours des années sans pouvoir faire davantage que + et + ? 

 

- et si j'avais eu un hobby qui m'aurait mieux permis de me comprendre que ne le faisait ma vie privée en ces années ?  

 

- et si je n'avais pas changé de région (à 2),

 

- et si je n'avais pas toujours trouvé un boulot en revenant ((à 2))

  

- Et si j'avais deviné ne plus trouver, ailleurs, le même respect ? Des sympathies, vives, ça oui, j'en ai retrouvé. C'est toujours important. De coriaces inimitiés (moins) aussi. 

 

 - Et si j'avais cru au(x) point(s) de non retour, aurais-je continué à "muter" ? (certainement pas). J'ai aimé apprendre, m'enrichir de ce que j'ai gagné de mes diverses expériences. 

 

- Aurais-je pu croire à un gros, gros ennui, entre votre époque et aujourd'hui ? (combattu sans cesse, non pas mortel, mais transformant ma vie) ?  

 

 

J'ai perdu, de plus, toute crédibilité en cherchant la fiabilité. En tous points, ça n'est pas possible.  

 

 

 

Tant de souvenirs dans ce lieu qui m'a valu cette carte de signatures.

Nous retrouvions nos sympathies, certaines un peu distantes, d'autres franches. Il ne peut y avoir une pleine entente sur un tel nombre.  

Nous recevions à peu près tous dans nos rôles respectifs bien des agressivités, subissions la pénurie de budget, la disparition de postes. Le travail était par conséquent redistribué. Je me rappelle quelques mesquineries (il y en a partout, mais je l'ignorais, par une petite pointe de naïveté qui subsistait sans doute), je me souviens de l'hyper-stress, mais de quelques solides solidarités. Le hic était que les meilleures volontés ne pouvaient rien changer. Rien. Nous avions tous les poings liés. A cause de cela, je comprends encore pourquoi je suis partie. 

 

Marie et les biscuits aux céréales :-), qu'est-ce qu'on a pu s'empiffrer ! "Merci pour tout" me vaut une nouvelle émotion après les acides critiques des premiers jours de 2019 ...

 

 

« Un jour, je trouverai des gens qui leur ressemblent sans les énormes astreintes de cette structure ». J'y ai cru. J'ai bossé presque autant pour de moins en moins (de salaire) et de fausses promesses. J'ai bougé, me suis adaptée, ai changé encore, toujours pour de vraies raisons. Cela, je ne peux me le reprocher. 

 

Je l'ai dit, déjà : je suis le produit de la digestion de deux personnalités aux convictions adversaires : d'un côté, un sentiment de l'oppression d'un hasard hostile et de l'autre, l’incapacité à croire qu’il n’y a rien à faire.  

Cela me suggère l'idée des signes du zodiaque, si l'on y croit. De l'ascendant ou du signe, l'un finit par prendre le pas sur l'autre. Mais lequel ?  

 

Récemment, j'ai eu des nouvelles de deux des personnes présentes à ce pot de départ par le biais du journal Sud-Ouest. J'ai été étonnée que quelque peu éloignés (Strasbourg-Bordeaux, puis Pays Basque-Bordeaux), si actifs, il ne se soient jamais perdus. Les pages du quotidien racontaient leur engagement dans une cause humanitaire. Ils sont restés des gens bien, très bien. J'ai gardé l'article, à côté d'autres dans un tiroir. Je ne jette rien de ce qui a compté. J'ai souri et...

Je préfère continuer à rire du souvenir d'un rapprochement qu'un matin, "Serge-le-chanteur" (l'un des 2) avait jugé approprié de faire entre mon état capillaire du jour et celle du chanteur des Cure, Robert Smith RigolantRigolantRigolant (dont il était encore plus fan que moi). Ou de "l'atmosphère confinée" Rigolant Ca, c'est une autre histoire. 

 

  

 Robert Smith .jpg Robert Smith Sourire

 

 

 

 

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Moralité, pour seule conclusion au début de ce billet : il ne faut pas juger définitivement sans connaître, mais le pire est ceux qui n'ont aucune excuse pour tout confondre. 

 

Cette histoire n'en est qu'une parmi d'autres que je ne connais pas. Il se trouve que c'est la mienne. 

 

  

 

                                                                      Corine 

 

 


09/01/2019
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The pretty things don't go to hell

 

 

 

Né le 08 janvier 1947. 

 

 

 

Il fait froid, il fait prévisible, il fait piètrement drôle. 

L'ennui a rajeuni en claquant la porte derrière un de ses pires ennemis parti sans choix, ni navette dans les étoiles.  

 

 

Nous ne nous reconnaissons pas forcément, mais je crois qu’aucun homme n’a eu autant "d’enfants".

 

 

There is no sticking plaster. Thinking about you neither. Déçu

 

 

 

 

 

You know Sir, I was driving. It was about 1 a.m when I looked at the sky... to check. Is it that silent ? I don't want to believe life after death is a myth. Nothing revolutionary in my thoughts : we hope, we bet, we pray, we deny, but whoever we are we speculate. To be a believer or not to be. Don't we suffer from a dearth of resources, imagination or trust to seriously conceive life after ... as a huge molecular shift ?Incertain And yet ? There may be so many other ways, as well.

I wonder if I shouldn't smoke on second thought. Or single-handedly submit my adoption file by the Bogdanoff (whom I've never read and vice versa. One thing in common ? Definitely not science ! Maybe fancy ?) 

(vous savez, Monsieur, je conduisais. Il était environ 1 h du matin quand j’ai regardé le ciel... pour vérifier. Est-il silencieux à ce point ? Je ne veux pas croire que la vie après la mort soit un mythe. Rien de révolutionnaire dans mes pensées : nous espérons, nous parions, nous prions, nous nions, mais qui que nous soyons, nous spéculons. Etre croyant ou ne pas être. Ne souffrons-nous pas d'un défaut de moyens, d'imagination, ou de confiance pour concevoir sérieusement la vie après ... comme un immense déplacement moléculaire ?IncertainEt pourtant ? Il pourrait y avoir tant d'autres voies, aussi.

Je me demande si je ne devrais pas fumer, à bien y réfléchir. Ou déposer le dossier de mon adoption par les Bodnanoff (que je n'ai jamais lus et réciproquement. Un point commun ? Certainement pas la science ! La fantaisie peut-être ?). 

 

  

 

Ferais-je mauvais ménage avec la vérité ? :-) Vos rapports avec elle étaient drôles (les miens ne le sont pas). 

 

Although I also lied. By omission. I was looking at the clock in my car, watching the last second that would split time....

between January 7th and January 8th. The road, the clock. When it happened I stole a glance at the sky and kept driving.  

(Bien que j’aie aussi menti par omission. Je regardais l’horloge dans ma voiture, guettant la dernière seconde qui diviserait le temps ...

entre le 07 et le 08 janvier. La route, l'horloge. Quand cela s'est produit, j'ai jeté un coup d'œil au ciel et continué à conduire.

 

 

 

*************

Have I gone mad ? I am afraid so. You’re entirely bonkers. But I tell you a secret : all the best people are” - Lewis Carroll "Alice au Pays des merveilles". 

« - suis je devenu fou ?

- j'en ai bien peur. Vous êtes complètement cinglé. Mais je vais vous dire un secret : toutes les meilleures personnes le sont. »

 

 

 

Do I feature among these best persons ?! I really don't know ! But "mad" ? Yes I am in a way. I should say it's worse. 

(est-ce que je figure parmi ces meilleures personnes ?! Je ne sais vraiment pas. Mais "folle". Oui, en un sens. Je dirais que c'est pire. 

 

 

There is no sticking plaster. 

I wish I was kidding again. I wish I was amazed without pain. Mind boggling and brave Bowie. 

God bless you, Mr Jones, for real. 

 

We are older. 

 

 


 

 

 

 

 

Ecrire sur ce 08 devient prévisible aussi.... Déçu Aujourd'hui, en 2019, je n'ai pas écrit à reculons, mais je l'ai fait brièvement. Je n'ai pas écrit sur David Bowie, ceci expliquant cela. J'ai écrit sur un sentiment. Quelle drôle d'impression cela fait maintenant, d'écrire ce nom dont même les pubs s'emparent.  

La Poste avait sauvé l'honneur 15 ans avant. Et Vittel.

 

J'étais partie pour ne presque rien dire en janvier 2018. En fait, c'est impossible une fois qu'on commence. J'avais tout fourré dans mes propos, allongé quelques lignes, plus ou moins adroitement, ça, je m'en doutais bien. Il y a trop de choses à dire, pour que je sache en parler. 

 

https://www.corinenlumiombres.com/inoubliable-present-ici-mime

Je doute fort que vous soyez nombreux à me lire sur toutes ces pages.  Peu importe. Vraiment, c'est l'extrait de cette pièce qui compte. 

 

Depuis, Lindsay Kemp a rejoint son élève...

                                                             

                                                                 

                                                                            Corine 

 


08/01/2019
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Jolis monstres !

 

«T'as ton coeur
A ton cou
Et l' bonheur
Par en d'ssous
Jolie môme»
         Léo ferré 
 
 
 

Un monstre n'est pas inévitablement laid, ou difforme. Il s'écarte de la normalité.

On pourra toujours dire que ceux-ci ne sont pas issus d'une mythologie !

 

 

 

 

 

Quel que soit le rythme de votre vie, si vous êtes inoccupé/e à une heure que vous ne pouvez utiliser, mais devez laisser entourée de silence, je vous propose un usage différent de vos boules Quiès (vous en avez forcément dans un tiroir, cherchez bien !). Couché/e, sans bouger, on ne voit ainsi pas le temps filer.

Un/e compagnon/e (oh c'est ch.. pénible, l'écriture inclusive ! "Gne" "compagne" !) de vie endormi/e Pied de nez (je vais l'abandonner l'écriture inclusive, elle ira s'inclure où elle veut), dans votre lit, ou un voisin de chambre d'hôpital ne vous reprochera rien (j'ai pas dit "voisine" ! Quelle rébellion. J'ai le gilet qui serre un peu). 

Ou j'en étais ? Ah oui, les boules ! A travailler dans le lit sans réveiller l'autre. 

A ce propos, dans l'exercice de votre art naissant, évitez de rire. 

 

 

 

 

 

                   bonhomme Quiès main blog.jpg + 1 bic

                                                                                           

  Malaxé; tordu dans tous les sens, il a ses défauts et les stries de sa cire, mais n'effraie personne :-) Enfantin, joyeux

 

 

 

 

                  Bonhomme Quiès tete chapeau blog.jpg

 

                  C'est par le chapeau que j'ai commencé. 

 

 

 

 

 

 

 

              Bonhomme Quiès entier.jpg Un selfie ?!

         Il y a eu un bin's avec la photo ! Toi et mes doigts semblons avoir passé 2 jours dans l'eau. Je plaide coupable Sourire  C'est mal réglé

 

 

 

 

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"L'évadé d'Alcatraz" avec le sieur Eastwood. Revu avec la même joie, mais avec cette fois, en sus, l'irrépressible envie de m'inspirer de la fin. 

Je ne vais pas flinguer le suspense du film pour ceux qui ne l'ont jamais vu, mais ne disposant de pratiquement aucun des outils nécessaires, j'ai cependant joint le geste à la parole. Irrépressible, j'ai dit ! 

 

 

Avec, pour matière, du papier essuie-tout de cuisine que j'ai imbibé d'eau, j'ai pétri cette gargouille. C'est un autre procédé !

Je ne sais pas comment est sensée avoir séché la créature de l'Alcatraz, mais le mien a mis deux jours !

Eastwood/Frank Morris avait du papier journal, pas de l'essuie-tout ! C'est plus mâle Rigolant

 

 

 

 

gargouille 17.12.18-1.jpg

 (l'intérieur de la bouche semble torturé aussi : ce ne sont que les bandes vertes et rouges du papier, que l'on voit moins sur le visage). 

 

 

 

gargouille Gimp.jpg

  Que me feriez-vous dire ? 

  

 

 

 

Oui, que lui feriez-vous dire ? 

S'il vous plaît d'en décider,

c'est à vous que je laisse ce soin !

 

 

 

                                                      Corine 

 

 

Ps :

* mon 1er APN, bien que pieusement conservé, s'est mis en état de mort cérébrale - constat fait il y a quelques jours. Il avait quoi ? Un peu plus de 8 ans ? Encore une obsolescence programmée. 8 ans ! Tout neuf, quoi ! Sérieusement, le plus fiable. 

* La lentille de mon second et dernier APN en date, malgré des secours intensifs et le fait que j'y tienne, a rendu son beau tablier rouge. Tout ça pour une chute (la sienne, moi ça va, je vous remercie) il y a quelques mois. Oh la rancunière !

Elle avait quoi ? Bahf... Bref, une apprentie.   

* Un tél. s'est très rapidement mis en mode japonais et refait avec constance son programme, sans me consulter. Inutile de dire que je ne parle pas japonais et qu'autour de moi non plus. Il rendait de très belles photos qu'il m'a cruellement effacées. Il m'arrive de le relancer au pif, ce à quoi il répond par un vicieux son suraigu. Mon obstination a parfois marché (à 9-10 %, sans jamais échapper au son hystérique de départ, quoi qu'il en soit). Il faut voir à qui on achète, aussi, en ligne... Première énormité rencontrée, malgré l'expérience de ces transactions et ma méfiance. Ca apprend quand même ! 

Les APN, les portables, les montres .... Il y a quelque chose qui ne va pas entre nous.

 

2019 résolution n°105 : se mettre au japonais. J'ai l'encre et le stylo. 

 

 

 


19/12/2018
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Aïe ! Les pierres !

 

 

Tout est refait, mais trop. 

 

La personnalité de l'immeuble n'habite plus dans ses appartements.  

  

Il est vieux, ils sont neufs.

 

La collision entre XIX° et XXI° siècle a fait des accidents, les pierres sont blessées, asphyxiées sous des masques de peintures rapides. 

Il n'y a pas eu de concession, pas de générations intermédiaires entre ces styles qui se vont mal.  

Ce lieu a l'air d'avoir subi un lifting raté, dans un vieux quartier où les pavés sont encore là pour parler de leur jeunesse.

Encore un où le charme se perd quand on y pénètre.

 

 

Ce qui reste aussi beau que devait l'être le bâtiment d'origine sont la façade (aux pierres apparentes), la rampe et le couloir (en homogénéité avec la façade). Je n'ai pas de fortune, je ne suis pas une enfant gâtée, mais je suis une dévote de la pierre apparente.

Réac ? Peu m'importe. Si on se souciait toujours de ce qui est à la mode, en rougissant de ce qui ne l'est pas, on ne s'écouterait plus ! Pour habiter chez soi ?! Ou s'habiller ? Ou se maquiller ? Il y a obligatoirement un moment où nos penchants profonds ne suivront pas. M'en préoccuper, je ne peux pas. Je ferai au moins l'unanimité en cela : les lieux de vie doivent nous ressembler (comme le reste).

 

 

 

Incertain

Je ne vois pas 36, mais 1 solution, après plusieurs déceptions : louer le couloir, ou l'acheter à tempérament.  

 

 

« Mais oui, Monsieur, acheter votre couloir. C'est pour construire à l'intérieur ! Bien sûr que non, je ne me fous pas de vous ! »

 

                                   

                         

Cocher, nous rentrons !!!

 

                                                     RigolantRigolantClin d'œil

 

     

                                                                Corine 

 

 


09/12/2018
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08 décembre : hommage + renversement tout neuf

 

 

Il se trouve que le 08 décembre, je n'oublie jamais John Lennon qui nous a été ravi par un fou le 08/12/80. Je ne me parjure pas (!) : je n'ai aucune envie de faire de ce blog un espace mortuaire, mais quelques petites révérences ne font de mal à personne. 

Il se trouvait que je mettais souvent le même film ("clip" n'est pas tout à fait le mot), parmi ceux que je préférais de Lennon, dont j'aime tant la chanson "Gimme Some Truth". 

 

Il s'avère que ce 08 décembre 2018, elle a une connotation particulière et ressemble à un vieux miroir qui nous parlerait du présent. "Power to the people".

 

Mais je suis spécialement "ravie" de constater que l'on ne peut plus accéder à ces images jusqu'ici disponibles, à ces scènes en extérieur, quand de doux illuminés le suivait comme on suit un meneur-sauveur qui s'essaie à la rébellion. 

Nous sommes libres, mais n'avons plus le choix d'éviter d'autres titres que celui que l'on désiresans passer par des interviews de Yoko Ono. ou des images de révolution liées à une autre chanson, trop violentes à mon goût. Il s'en serait peut-être encore moqué, mais en quel honneur devons-nous passer de force par le pamphlet de Lennon contre ce "pauvre" Paul McCartney dont tout le monde se demande bien comment il trouve le sommeil ("How do you sleep" ?) depuis 1971. J'aime bien McCartney, moi et je comprends très bien qu'il dorme sur ses deux oreilles ! 

Faudrait-il écouter ce qu'on n'aime pas pour entendre ce que l'on préfère ? N'en écouter et voir que des tronçons ? C'est moralement cher payé !    

Nous avons l'option du lien vers "Gimme Some Truth", mais sans mouvement, sans image, juste une pochette d'album. Du classique un peu statique. J'aime autant mettre un CD.  

Si je ne suis pas libre de choisir, ça ne sent pas le parfum sur lequel j'aime rêver de ces années 70. Alors je ne mets rien. 

Une pensée émue pour Lennon. N'hésitez pas à vous jeter sur un titre qui vous fait envie. Je n'y ai pas manqué. 

 

 

 

 

Il se trouve que j'ai une forme de curiosité toujours en alerte et désespère plus souvent qu'à mon tour de ne pouvoir être submergée par une admiration nouvelle.  

Pourtant j'attends, pourtant j'écoute. Hier, je fredonnais un air tout frais sur «le spleen (qui) n'est plus à la mode » et « ce bonheur, si je le veux, je l'aurais » ("Tout oublier" par Angèle et Roméo Elvis), contente de trouver quelque chose qui me plait pas mal. A défaut. 

 

 

Les coups de foudre arrivent toujours par hasard. 

Il y avait trop longtemps que je n'en avais pas reçu un dans le ventre pour une chanson. 

C'était tout à l'heure, en fouillant les stations de radio, effectivement par hasard. Inconvénient courant : aucun nom, on passe au suivant sans savoir qui on vient d'entendre !

Moteur de recherche. Essayons avec le plus de mots possibles, cette fois : "ne fais pas attention au désordre, je veux la paix". 

Réponse : Alister. J'arrive 10 ans après la sortie, dans le désordre des années, mais vous connaissez aussi bien que moi l'expression : mieux vaut tard...

 

 

Ecrire le nom de Lennon le 08/12 a pour moi la valeur-symbole, même si elle paraît contradictoire, de tuer la trace de son assassin. Lennon que l'on aurait tort d'aimer de trop loin, de placer dans un passé respectueux, Lennon qui n'aurait jamais cessé d'être un artiste primordial. Qui ne cessera, d'ailleurs. Je crois qu'il n'aurait jamais pu se taire longtemps et ç'aurait été tant mieux. 

 

 

Ceci fait, en attendant de l'écouter plus largement et d'acheter un premier CD, je passe le lien vers Alister. 

"DESORDRE". Renversant. J'aime l'ironie (à commencer par le contraste entre les paroles et le chœur), j'aime tout, tout, tout jusqu'aux dernières paroles sur un rythme qui ralentit... Magnifique. 

 

 

                                                           Corine 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               

Ps : lu "a collaboré avec Adrienne Pauly". Adrienne Pauly ! Elle est géniale. Rigolant Je ne prends aucun risque de ne pas aimer et ne vous en fais courir aucun si je vous les conseille d'ores et déjà tous deux, sans en avoir écouté + encore de cet auteur ! Ca va venir ! 

 

 

 

                

 

 


08/12/2018
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Géniale Maria Pacôme !

 Maria Pacome photos.jpg

 

            J'ai choisi cet extrait parce que j'aime ces acteurs, que c'est idiot, mais drôleSourire. Elle était actrice de cinéma, mais Maria Pacôme m'arrivera toujours comme une trombe en mémoire, merveilleuse actrice et auteur de théâtre. 

 

             Elle râlait, écrivait, mais n'a jamais réécrit de pièce, à mon très grand dépit. Je n'ai pas entendu de ride dans son humour il y a quelques années. Dommage (que nous n'en ayons plus profité).  

 

           L'élégance, le charme, l'originalité du ton, le talent, l'immense humour de cette femme, très "cash" aussi me resteront comme une des inégalables (qui pourrait oublier Jacqueline Maillan ?). 

 

           Rien à dire de plus. Il faut la revoir et c'est tout bête : quand on ne la connaît pas, il faut la découvrir !

 

 

.

 

Il y a toujours moyen de rire quelque part. 

 

                                                                      Corine 

 

 


02/12/2018
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Communiqué :-)

 

 

 

 

PAR SUITE D'UNE EXTINCTION DE VOIX, CE BLOG FERME MOMENTANEMENT SES PORTES. 

 

 

 

                                       SI  

 

                                                                           

 

Ah si 

 

                          malgré tout 

 

 

                                         je ne vous le fais pas dire

 

 

Il est bon de conserver comme vertu la rationalité la plus pure. 

 

 

 

 

 

 

                                             Couvrez-vous bien tous ! 

                                             Saluto 

 

                                                                  Corine 

 

 


22/11/2018
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Ode à la Poule, en joie et détresse sur terre

 

Texte re et revu


Laissons-nous bercer en ce début de semaine par l'admiration qu'offre l'observation d'une poule.

Tout d'abord esthétiquement : cette forme parfaite, le decrescendo des plumes, du haut de la queue au croupion, l'humour qui fait défaut dans le regard (faute de raisons d'en trouver), mais qui s'exprime dans la forme interrogative de l’animal ; chacun trouvera une préférence dans ses formes, ses couleurs, son port de tête, cette aimable et douce crête (plus courte que celle du coq) couronne de peau de la reine des champs. 

 

Pour la poule, elle est à l'origine d'un monde. On a toujours dit et elle le sait bien : « De qui est le premier ? L’œuf ou la poule ? » L’un dans l’autre, elle et lui en ressortent gagnants et son micro-cerveau aux principes sûrs et condensés l’a enregistré.


Elle sait qu'elle est de ces élites qui créent la vie tous les matins, mais que chaque jour, l'humain la lui jalouse et la lui ravit. Opiniâtre, courageuse et laborieuse, elle garde son pouvoir et récidive. Chaque matin de poule est une victoire qu’elle déclare haut et fort après ponte.

Dans sa tête de poule, il n'en est pas moins irrécusable que l'Homme ne pourrait vivre sans son apport protéique. Pas plus qu'il ne pourrait se priver longtemps du comble de perfection innée qu'est l'œuf. Elle est mère hein, aussi, bon : « c'est le plus beau mon fils ! ». Chaque 
œuf reçoit la même louange pénétrée. L'œuf est une oeuvre d'art macroscopique. 

La poule est à l'Origine et assure La Lignée 


D'autre part, le mot "psychosomatique" aurait pu être inventé pour et par la poule. En effet, le laps de temps qui s'écoule entre la frayeur d'une poule et les effets délétères de cette émotion sur sa digestion hautement précipitée atteint une fraction de seconde - en comptant large. 
La poule traduit par son corps ses frayeurs, la poule est l'alliée symbolique du névrosé (il y avait longtemps qu'il n'en était question !!!). 
Ne vous méprenez pas sur la dignité que j'introduis dans mon propos. Ce dernier (une bonne partie du monde - il y a des échelons !), par l'observation d'une poule, peut fort à propos estimer que tout est relatif. Au seuil le plus timoré de ses espoirs, le névrosé sait généralement masquer ses angoisses existentielles. A l'inverse, ce charmant gallinacé, en temps de stress, affiche un globe oculaire dont la fixité précède une mobilité panique, éloquente pour le moins clairvoyant de ses spectateurs.

Ca rassure et ça protège. Le névropathe est en cela plus discret. On n'en a jamais vu un battre des bras tout en fixant son adversaire de profil. C'est moins franc, mais on ne peut pas tout avoir. Il est bon que l'opposant en sache le moins possible. 


La poule nous apprend donc, à l'instar d'Einstein (qui n'avait pas, physiologiquement, le plus gros cerveau du genre humain, et pourtant... !) la relativité. Ayons l'élégance d'insister sur ses mérites.



Elle ne vit qu'au grand air  : c’est marqué sur les boîtes InnocentPour la poule, la vie s'écoulerait au grand air, donc, dans un univers parfait si celui-ci ne logeait que ses semblables et protégeait les céréales dont elle se délecte. Mais ça n'est déjà pas si mal, le ciel n'est pas si bas, elle n'a pas lu Baudelaire, voit la pluie où elle est et les araignées où elles sont. S'il y a des prisons c'est pour ses copines un peu plus loin, les malheureuses. Il pleut et c'est nécessaire. Elle ressent une satisfaction pleine entre deux sources d'inquiétudes, toutes ailes déployées. Ca suffit bien à tempérer son paradis. Elle ne lira rien sur le spleen. Rien, rien, rien c'est dit et glapit, quitte à faire la grue.  

 

 

En tant que femelle fidèle, s'Il n'est pas lui-même à l'origine du monde, son étalon de compagnon fait l'ouverture des journées rurales. Elle maudit l'invention de cette saleté d’objet qu’est le réveil. Sa place, sa côte d'importance a baissé en bourse. C'est une injustice. Le coq est infaillible. Les clés se rouillent, les piles se déchargent, le numérique se fatigue et ça ne vaut plus rien. Une seconde reste ce qu'elle est et ne veut rien entendre de l'obsolescence. Le coq n'en continue pas moins son œuvre et donne le tempo de la journée. Pour la poule, il n’est pas seulement le maître, le géniteur ; il est aussi le musicien, l’artiste. Il a légitimité à régner en polygame.


La vie disions-nous, serait paisible, entourée des poussins que l'Homme lui laisse de temps à autre voir grandir. Pour finir par les perdre de vue sans jamais savoir pourquoi. 

Pour notre chère poule, tout est raison d'être, si l'on omet le drame de ces séparations et du chômage partiel de son homme. Il va de soi que l'humain est dépendant et parfois drôle quand son homologue femelle découvre en été la terminaison de ce qui lui sert de pattes. Les griffes de l'humaine fleurissent en cerises ou en framboises laquées ! Merveilles des merveilles ! Chaque été, la poule poursuit les dames adeptes de peinture podale et picore assidûment les innocentes qui lui passent sous le bec et ignorent ce penchant. On peut rire sans l'afficher. La poule sait tenir son bec raide et impassible, mais confectionne des ex-voto de paille à la gloire de Saint L'Oréal ou de ses confrères, auteurs de si agréables choses. Il y a même des "fruits" de laque qu'elle ne connaissait pas. 


Mais le cruel destin conduit chaque poule à une vision d’horreur trop précoce de la Grande Faucheuse.
La poule, si insouciante sans l’Homme, se retrouve enfermée dans un sac sous vide, l’œil à jamais hagard. Elle sait enfin. Ils sont peu à l'aimer vraiment, ces bipèdes, elle le sentait. Il en va de même pour ses rejetons embryonnaires contenus dans des boîtes estampillées, tatoués d'un numéro avant d'avoir vécu. L'humain fait un testament, laisse des conseils de leçons de vie à ses petits. La poule n'en a pas le temps, faute d'en être avertie. Cloîtrée dans cette fin, sous ce plastique facturé dont le froid prévient des flaveurs fétides, se sont insinués dans les couloirs de son cerveau les mots ignorés d'un étranger à la basse-cour : « et de longs corbillards, sans tambours ni musique défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.». Merde, elle ne l'a pas lu, mais il est là quand même. 

Son âme s'est envolée très rapidement très haut, de ne plus plus supporter la pleine conscience après la mort, de ne pas vouloir savoir ce qu'elle n'avait jamais souhaité connaître. 

Avant cet ultime envol spirituel, avant la désincarnation complète, elle s'est retournée sur le chapitre final : quand on pense que c’est pour atterrir, par infortune, dans la "cocotte" (ô ironie du sort et narquoiserie du langage humain) de rustres dont certains méprisent les temps de cuisson ? Et se retrouver, buvant la coupe de la honte jusqu’à la lie, la cuisse rôtie en l’air ?

Au moins, Jean-Pierre Coffe, lui, parlait aux bêtes et aux légumes avant de les cuisiner.

Finalement, l’affolement de ce globe oculaire s’explique.
On peut comprendre qu’elle nous fuie.

 

 

 

La poule a pu poser ses ailes, apaisée en paradis. Il n'y a plus de réveil qui malmène le chant du coq. Quand il viendra la rejoindre, il ne faudra pas lui dire trop vite qu'il n'y a plus de nuit, ni de temps. Il ne comprendrait pas.

Le ciel n'a plus de poids. Elle s'est remise à chanter, sans couac. Se sont approchées les ombres claires de ses petits.   

                                           

                                                                    Corine

 

 

 

 

 

 


12/11/2018
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Pauvre tache d'eddy !

 

 

 

Pauvre tache. L'écœurement m'oblige à protester et à évoquer un artiste dont je n'aime pas vraiment parler, par une sorte de pudeur peut-être étrange. 

Je n'avais entendu que la fin du propos du gondolant Incertain Eddy Mitchell, en zappant. Je viens de voir la totale. 

 

Ce ne serait pas un blog, je dirais bien que le fion d'Eddy Mitchell souffre d'une carence en plumes. Ou qu'il faut procéder à un dégagement, qu'il y a eu un mauvais passage. Ah, qu'est-ce que vous voulez, la grossièreté engendre la grossièreté. 

 

Mais il faut être polie, donc je ne me prononce pas. Vous n'avez rien lu. 

 

« David Bowie, un escroc avec une plume dans le c. et des cheveux en pétard » Je cite Mitchell. 

Les cheveux, je m'en fiche (il fut aussi un comble d'élégance, mais Mr Mitchell devait hiberner). Le c. de Bowie le regardait (ne pas en avoir fait un aussi considérable usage gêne peut-être Mitchell).

Le compositeur, chanteur (sur plusieurs registres de voix), musicien - saxophoniste avant tout - arrangeur, producteur, acteur(*), mime, peintre, qu'était "l'artiste caméléon" qui ne se fondait nulle part est tellement plus accessoire !

Si Eddy Mitchell l'a dit, c'est qu'il sait. Le respect avant tout.

 

Mais comme j'aime rire (là, moins), que je suis outrée, que c'est mon blog et que je n'aurais jamais eu d'intérêt soutenu pour la musique sans David Bowie avant, pendant, après ses périodes "tendance", je poursuis brièvement. Brièvement, comparé à l'énormité. 

 

 

Ne pas critiquer ce que l'on ne connaît pas doit faire de nous des introvertis pathologiques ! Mr Eddy est une masse qui s'affirme et qui roule sur les médias.

Ca n'est qu'un blog, donc une goutte d'eau dans ces mers virtuelles, mais que n'ai-je, comme ça, ne me basant sur rien, balancé un avis sur la carrière d'Elvis Presley  - que je connais mal - en ne parlant que de son poids ? Pour faire un mauvais jeu de mot, puisque nous plafonnons dans le bon goût, ce serait léger-léger et complètement crétin.

Bowie aurait annoncé : « je vais être plus rock'n roll qu'Elvis », il aurait été un escroc. Il n'a jamais été question de récupérer ce rock et de s'y tenir. 

 

 

 

 

De qui parle-t-il, Mitchell, le sait-il ? Il est capable de citer le tube "Let's dance" (difficile de faire autrement tant en 83, ce titre submergeait les radios). Donc, il connait bien. Bluffant !

 

 

J'essaie d'être aussi intègre que Sir Eddy (un gentleman !) dans mon développement. Allons-y, on va voir si ça se tient.

Mitchell a travaillé avec Gainsbourg. 'Paraît qu'il était fan de l'emplumé du croupion, Gainsbourg (dixit Françoise Hardy qui ignorait ce détail aviaire mal placé, mais mentionnait de bonne foi cette "affection"). Fan ? Captivé, Gainsbourg, sans doute possible. Un "amour" vache était plus patent, dont il déposa le message dans la jolie bouche d'Adjani : « Tu sais que tu es, beau oui, comme Bowie...». Pas bien méchant, mais quel jeu de mots subtil ! Juste pour emmerder Mitchell, si l'on s'embarque sur des chicaneries, on peut causer du laxisme occasionnel de Gainsbourg qui reprit 3 mots de Verlaine et en ajouta à peu près autant, tournant en boucle. Mais il a raison Mitchell, il est impartial, Mitchell. Et puis, on reste en France. Moi aussi, j'aimais bien "Je suis venu te dire", quoique  préférant de très loin "Comment te dire adieu", ou Love on the beat", par exemple : ça, c'est grandiose ! Loin de D. Bowie. Si loin ? Soit il s'agissait de mon imagination déréglée, soit le final de "Love on the beat" contient une belle imitation, dans la dernière phrase masculine (qui ne sort pas de la voix Serge Gainsbourg). 

Mais il faut se tenir à distance de ce prestidigitateur aux yeux verrons, c'est loucheIncertain, c'est caca.  Il l'a dit, Eddy. 

 

 

Quel classe "monsieur" (Monsieur ?!?) Eddy de qualifier un définitif absent d'escroc avec des plumes dans le c... Ce ne sont pas tant les plumes, mais cette arrogance de qualifier cette carrière d'attrape-nigaud(s). C'est notre Keith Richard français, le Père Mitchell, mais sans drogue, mens sana in corpore sano, tout naturellement, la langue sur la gâchette, c'est notre vipère à sornettes. Si encore il y avait un trait d'esprit ! Il cherche peut-être encore son chat, le Père Mitchell pour récupérer un chouia de finesse. 

Je n'attends que d'être ravie par les recherches abouties de cette "vieille canaille" jusqu'à son dernier souffle comme le fit ce dindon du rock (restons dans les plumes). 

Bowie n'aurait été que beau, nous aurions été nombreux à nous contenter de ses photos. Que d'économies aurais-je encore ! Mais à côté de quoi serais-je passée, surtout. 

Le succès de "Let's Dance", aussi intelligent était-il, ne pouvait pas être programmé par son auteur, comme les hits ne le sont pas. Il a su s'en servir, c'est différent. Et c'était bien Bowie :-) Il y aurait bien eu un autre adjectif, beaucoup plus sympathique à ce sujet, mais "escroc" est lamentable.  

 

Mais où la cigale Eddy-la cigale chantait elle quand Bowie bossait au Château d'Hérouville ? Quand sa maison de disques était paumée devant ses choix ? Quand il refusait de produire du pré-digéré, expérimentait ? Le blème, c'est qu'il trouvait, innovait, le feignant ! Un type qui ne se répète jamais, ça coince, ça agace. 

 

 

Il est tout à fait admissible (et légal !) d'aimer ou non un artiste, mais pas de lancer une phrase stupide qui ne recouvre rien, d'un air suffisant et doctoral. J'ai souvent pensé qu'on pouvait ne pas aimer les attitudes de David Bowie (par ailleurs tellement drôle), mais qu'il était impossible de ne pas tomber sous le charme d'au minimum une dizaine de titres. Bowie est le type même du délit de belle gueule. Et puis, ce culot de se servir de tout ce qu'il avait pour lui ! 'Y a pas, quand on est fair-play dans la vie, on le met en sourdine ?!

Pour qui ? Pourquoi ?

 

Mais je vous vois attentifs et haletants, alors continuons Innocent. Je ne crois même pas que Mitchell parlait de l'homme d'affaires qui mit ses actions en bourse (ce qui ne fit pas le bonheur de tout le monde. Soyons juste, on oublie très vite le Bowie ruiné au milieu des années 70 quand on évoque le businessman), ni d'un fréquent usage d'oxymores en début de carrière - sans pour autant s'en contenter.

DB était trop fier de son parcours pour se rabaisser à une commodité. Les débuts n'avaient pas été confortables, ni aisés, ni donnés. Mitchell n'a pas entendu ses mea-culpa souriants et fatalistes (sur 1 album). L'album de 1985 ne ressemble pas à celui de 1983, ni à celui de 1987. J'ai bien vu que l'on compilait, de 1983 à 1988.

Puis le groupe Tin Machine commercial ? "Outside" commercial ? Laisser-moi me gausser. Attendez, je m'étouffe et je reviens. Toute manœuvre n'est pas commerciale. 

 

 

 

 

 

 

 

Me revoilà, un peu ré-oxygénée. Pas d'inquiétude, j'ai récupéré mes lunettes !!! Non, c'est une blague, oubliez. 

Le sujet escroc. Escroc =  profit ? Escroc = facile ?? Ca veut dire quoi ? La reprise de "Fame" remixé 15 ans plus tard ? Mais connaissait-il sa création, le spécialiste Mitchell, en 1975 ? (DB en collaboration avec Lennon) ou se regardait-il ? Quand on sait pas, on rentre le nez, la bouche et le menton dans ses chaussettes noires, ou à pois roses. Connu ou pas, justement.

Bowie a été récupéré par snobisme (je m'en souviens très bien), était selon ses propres dires "élitiste", mais cela ne l'a pas empêché d'être snobé. Selon les vents.

 

Si encore Mitchell avait préféré mettre l'accent sur la souche révolutionnaire des talents des années 70 que furent les Beatles, ça ne retirait rien à "l'accusé", mais aurait été compréhensible - et parfaitement vrai. Mais non, même pas (pourtant de son époque !).  

 

Monsieur Eddy a une méthode de communication qui le fait maintenant connaître : tonitruante sur ce qu'il n'a JAMAIS écouté. Les provocations de Bowie étaient inventives, vivantes (elles le restent) celles de Mitchell sont aigres. 

Quel théâtre a introduit Eddy Mitchell dans la musique, où a t-il été fouiller ?

Doit-on se cacher qu'il nous donne une dernière séance entre deux farniente pour reparaître au programme ? 

 

Mitchell a dû entrevoir des films taillés sur mesure et les commentaires tout cuits. 

Mitchell il a vu un mec chanter "she says chhhhttt" et il a fermé l'écoute. 10 ans avant, il a vu une crête rose (??) et il a coupé le visionnage. On lui donnerait une lessive à faire, Mr Eddy n'attendrait pas le linge pour appuyer sur le bouton. Pas d'étoffe, mais ça tourne. Pas de matière, mais il façonne à sa façon et se retourne pour voir s'il fait rire. Et puis, ce qui est fort, c'est qu'il fait l'impasse sur 44 ans de carrière post-crête. Sa mémoire est scrupuleusement partie faire un petit tour dans le cimetière des éléphants.

 

 

  

Il y a quelques années, c'était Grand Corps Malade qui faisait « chier » Eddy Mitchell. C'est vrai, ça, un gros naze, Grand Corps Malade. Il a raison, le grand poète de Memphis. 

 

Monsieur Eddy a chanté quatre ou cinq bonnes chansons, s'est assoupi depuis longtemps, a fait rire (y compris moi) sur quelques films et vit de ses vacheries sonnantes et trébuchantes. Mr Eddy n'est pas commercial, non !!! Mais a bien compris le buzz. Ca fait vivre. Incorruptible Eddy.    

 

 

 

Une autre hypothèse, Mitchell est un perroquet qui n'a pas saisi "I'm a rock and roll bitch for you". 

A côté du bagage de la provocation, il y avait d'autre malles et un talent génial chez David Bowie. Ce n'était pas un saint, loin de là, mais qui le lui aurait demandé ?

Il manque une couleur majeure depuis 2016. C'est bien parmi les choses auxquelles je ne me ferai jamais. 

 

 

 

 

Mitchell a ricané face à la journaliste qui a au moins cité "Rock N Roll Suicide" pour lui répondre. L'argument était parfait, mais la protestation était faible dans le ton et peu étayée sur le temps et son contenu. L'unanimité me semblait suspecte il y a quelques mois, mais entendre ça, c'est le ras des pâquerettes, la bêtise en plus. Le buzz a bourdonné. 

 

 

Mes lunettes me permettent une parfaite adaptation (quelle autre plaie, ça aussi, de me traîner ça depuis mes 3 ans, mais elles sont moins vaches), mais je ne le reconnais pas. Qu'est devenu le prêtre de "Pas de Boogie Woogie" de mon enfance ? (« mes bien chers frères, mes bien chères sœurs, reprenez avec moi tous en cœur »)

 

Sorti de ce corps, un "humour" exorcisé qui ne va nulle part et ne vient surtout pas d'ailleurs.  

 

 

En plus qui me fait cochonner mon blog après un texte zen. J'aurais dû mettre un intercalaire. 

 

Je ne regretterai jamais mes mots, mais d'avoir entendu ces propos, et ce dégoût. Ca tache aussi. 

 

                                                                      Corine

 

 

 

 

 (*) qui ne se résume pas à "Furyo" ! (ne serait-ce qu'ici, on peut juger de la "nullité" de l'acteur sur un lien du 08/01/18). 

 

 

 

 

Pour nettoyer tout ça, le charme anglais qui chavira à juste titre Gainsbourg :

 


 

La plus adulée des Anglaises en France, à l'humour irrésistible. Je vais encore chipoter, c'est bien beau les rimes, mais où il a vu qu'elle avait le nez aquilin, Birkin ? STOP  !Rigolant

 

 


26/10/2018
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