Miss MiscellaneaCorine

Miss MiscellaneaCorine

Aïe ! Les pierres !

 

 

Tout est refait, mais trop. 

 

La personnalité de l'immeuble n'habite plus dans ses appartements.  

  

Il est vieux, ils sont neufs.

 

La collision entre XIX° et XXI° siècle a fait des accidents, les pierres sont blessées, asphyxiées sous des masques de peintures rapides. 

Il n'y a pas eu de concession, pas de générations intermédiaires entre ces styles qui se vont mal.  

Ce lieu a l'air d'avoir subi un lifting raté, dans un vieux quartier où les pavés sont encore là pour parler de leur jeunesse.

Encore un où le charme se perd quand on y pénètre.

 

 

Ce qui reste aussi beau que devait l'être le bâtiment d'origine sont la façade (aux pierres apparentes), la rampe et le couloir (en homogénéité avec la façade). Je n'ai pas de fortune, je ne suis pas une enfant gâtée, mais je suis une dévote de la pierre apparente.

Réac ? Peu m'importe. Si l'on s'oubliait pour se ranger à ce qui est à la mode ou réactionnaire, on n'écouterait plus que les autres ! Pour habiter chez soi ?! Ou s'habiller ? Ou se maquiller ? Je ferai au moins l'unanimité en cela : les lieux de vie doivent nous ressembler (comme le reste).

 

 

 

Incertain

Je ne vois pas 36, mais 1 solution, après plusieurs déceptions : louer le couloir, ou l'acheter à tempérament.  

 

 

« Mais oui, Monsieur, acheter votre couloir. C'est pour construire à l'intérieur ! »

 

                                                   RigolantRigolantClin d'œil                  

 

 

Cocher, nous rentrons !!!

 

 

                                                            Corine 

 

 


09/12/2018
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08 décembre : hommage + renversement tout neuf

 

 

Il se trouve que le 08 décembre, je n'oublie jamais John Lennon qui nous a été ravi par un fou le 08/12/80. Je ne me parjure pas (!) : je n'ai aucune envie de faire de ce blog un espace mortuaire, mais quelques petites révérences ne font de mal à personne. 

Il se trouvait que je mettais souvent le même film ("clip" n'est pas tout à fait le mot), parmi ceux que je préférais de Lennon, dont j'aime tant la chanson "Gimme Some Truth". 

 

Il s'avère que ce 08 décembre 2018, elle a une connotation particulière et ressemble à un vieux miroir qui nous parlerait du présent. "Power to the people".

 

Mais je suis spécialement "ravie" de constater que l'on ne peut plus accéder à ces images jusqu'ici disponibles, à ces scènes en extérieur, quand de doux illuminés le suivait comme on suit un meneur-sauveur qui s'essaie à la rébellion. 

Nous sommes libres, mais n'avons plus le choix d'éviter d'autres titres que celui que l'on désiresans passer par des interviews de Yoko Ono. ou des images de révolution liées à une autre chanson, trop violentes à mon goût. Il s'en serait peut-être encore moqué, mais en quel honneur devons-nous passer de force par le pamphlet de Lennon contre ce "pauvre" Paul McCartney dont tout le monde se demande bien comment il trouve le sommeil ("How do you sleep" ?) depuis 1971. J'aime bien McCartney, moi et je comprends très bien qu'il dorme sur ses deux oreilles ! 

Faudrait-il écouter ce qu'on n'aime pas pour entendre ce que l'on préfère - et encore pas tout à fait ? C'est cher payé ! Et ça ne donnera pas plus de droits d'auteur.  

Ou bien, on a l'option classique : la chanson "Gimme Some Truth" en lien, mais sans mouvement, sans image, juste une pochette d'album. 

Merci bien, non. 

Si je ne suis pas libre de choisir, ça ne sent pas le parfum sur lequel j'aime rêver de ces années 70. Alors je ne mets rien. 

Une pensée pour Lennon. N'hésitez pas à vous jeter sur un titre qui vous fait envie. Je n'y ai pas manqué. 

 

 

 

 

Il se trouve que j'ai une forme de curiosité toujours en alerte et désespère plus souvent qu'à mon tour de ne pouvoir être submergée par une admiration nouvelle.  

Pourtant j'attends, pourtant j'écoute. Hier, je fredonnais un air tout frais sur «le spleen (qui) n'est plus à la mode » et « ce bonheur, si je le veux, je l'aurais » ("Tout oublier" par Angèle et Roméo Elvis), contente de trouver quelque chose qui me plait pas mal. A défaut. 

 

 

Les coups de foudre arrivent toujours par hasard. 

Il y avait trop longtemps que je n'en avais pas reçu un dans le ventre pour une chanson. 

C'était tout à l'heure, en fouillant les stations de radio, effectivement par hasard. Inconvénient courant : aucun nom, on passe au suivant sans savoir qui on vient d'entendre !

Moteur de recherche. Essayons avec le plus de mots possibles, cette fois : "ne fais pas attention au désordre, je veux la paix". 

Réponse : Alister. J'arrive 10 ans après la sortie, dans le désordre des années, mais vous connaissez aussi bien que moi l'expression : mieux vaut tard...

 

 

Ecrire le nom de Lennon le 08/12 a pour moi la valeur-symbole, même si elle paraît contradictoire, de tuer la trace de son assassin. Lennon que l'on aurait tort d'aimer de trop loin, de placer dans un passé respectueux, Lennon qui n'aurait jamais cessé d'être un artiste primordial. Qui ne cessera, d'ailleurs. Je crois qu'il n'aurait jamais pu se taire longtemps et ç'aurait été tant mieux. 

 

 

Ceci fait, en attendant de l'écouter plus largement et d'acheter un premier CD, je passe le lien vers Alister. 

"DESORDRE". Renversant. J'aime l'ironie (à commencer par le contraste entre les paroles et le chœur), j'aime tout, tout, tout jusqu'aux dernières paroles sur un rythme qui ralentit... Magnifique. 

 

 

                                                           Corine 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               

Ps : lu "a collaboré avec Adrienne Pauly". Adrienne Pauly ! Elle est géniale. Rigolant Je ne prends aucun risque de ne pas aimer et ne vous en fais courir aucun si je vous les conseille d'ores et déjà tous deux, sans en avoir écouté + encore de cet auteur ! Ca va venir ! 

 

 

 

                

 

 


08/12/2018
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Géniale Maria Pacôme !

 Maria Pacome photos.jpg

 

            J'ai choisi cet extrait parce que j'aime ces acteurs, que c'est idiot, mais drôleSourire. Elle était actrice de cinéma, mais Maria Pacôme m'arrivera toujours comme une trombe en mémoire, merveilleuse actrice et auteur de théâtre. 

 

             Elle râlait, écrivait, mais n'a jamais réécrit de pièce, à mon très grand dépit. Je n'ai pas entendu de ride dans son humour il y a quelques années. Dommage (que nous n'en ayons plus profité).  

 

           L'élégance, le charme, l'originalité du ton, le talent, l'immense humour de cette femme, très "cash" aussi me resteront comme une des inégalables (qui pourrait oublier Jacqueline Maillan ?). 

 

           Rien à dire de plus. Il faut la revoir et c'est tout bête : quand on ne la connaît pas, il faut la découvrir !

 

 

.

 

Il y a toujours moyen de rire quelque part. 

 

                                                                      Corine 

 

 


02/12/2018
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Communiqué :-)

 

 

 

 

PAR SUITE D'UNE EXTINCTION DE VOIX, CE BLOG FERME MOMENTANEMENT SES PORTES. 

 

 

 

                                       SI  

 

                                                                           

 

Ah si 

 

                          malgré tout 

 

 

                                         je ne vous le fais pas dire

 

 

Il est bon de conserver comme vertu la rationalité la plus pure. 

 

 

 

 

 

 

                                             Couvrez-vous bien tous ! 

                                             Saluto 

 

                                                                  Corine 

 

 


22/11/2018
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Ode à la Poule, en joie et détresse sur terre

 

Texte re et revu


Laissons-nous bercer en ce début de semaine par l'admiration qu'offre l'observation d'une poule.

Tout d'abord esthétiquement : cette forme parfaite, le decrescendo des plumes, du haut de la queue au croupion, l'humour qui fait défaut dans le regard (faute de raisons d'en trouver), mais qui s'exprime dans la forme interrogative de l’animal ; chacun trouvera une préférence dans ses formes, ses couleurs, son port de tête, cette aimable et douce crête (plus courte que celle du coq) couronne de peau de la reine des champs. 

 

Pour la poule, elle est à l'origine d'un monde. On a toujours dit et elle le sait bien : « De qui est le premier ? L’œuf ou la poule ? » L’un dans l’autre, elle et lui en ressortent gagnants et son micro-cerveau aux principes sûrs et condensés l’a enregistré.


Elle sait qu'elle est de ces élites qui créent la vie tous les matins, mais que chaque jour, l'humain la lui jalouse et la lui ravit. Opiniâtre, courageuse et laborieuse, elle garde son pouvoir et récidive. Chaque matin de poule est une victoire qu’elle déclare haut et fort après ponte.

Dans sa tête de poule, il n'en est pas moins irrécusable que l'Homme ne pourrait vivre sans son apport protéique. Pas plus qu'il ne pourrait se priver longtemps du comble de perfection innée qu'est l'œuf. Elle est mère hein, aussi, bon : « c'est le plus beau mon fils ! ». Chaque 
œuf reçoit la même louange pénétrée. L'œuf est une oeuvre d'art macroscopique. 

La poule est à l'Origine et assure La Lignée 


D'autre part, le mot "psychosomatique" aurait pu être inventé pour et par la poule. En effet, le laps de temps qui s'écoule entre la frayeur d'une poule et les effets délétères de cette émotion sur sa digestion hautement précipitée atteint une fraction de seconde - en comptant large. 
La poule traduit par son corps ses frayeurs, la poule est l'alliée symbolique du névrosé (il y avait longtemps qu'il n'en était question !!!). 
Ne vous méprenez pas sur la dignité que j'introduis dans mon propos. Ce dernier (une bonne partie du monde - il y a des échelons !), par l'observation d'une poule, peut fort à propos estimer que tout est relatif. Au seuil le plus timoré de ses espoirs, le névrosé sait généralement masquer ses angoisses existentielles. A l'inverse, ce charmant gallinacé, en temps de stress, affiche un globe oculaire dont la fixité précède une mobilité panique, éloquente pour le moins clairvoyant de ses spectateurs.

Ca rassure et ça protège. Le névropathe est en cela plus discret. On n'en a jamais vu un battre des bras tout en fixant son adversaire de profil. C'est moins franc, mais on ne peut pas tout avoir. Il est bon que l'opposant en sache le moins possible. 


La poule nous apprend donc, à l'instar d'Einstein (qui n'avait pas, physiologiquement, le plus gros cerveau du genre humain, et pourtant... !) la relativité. Ayons l'élégance d'insister sur ses mérites.



Elle ne vit qu'au grand air  : c’est marqué sur les boîtes InnocentPour la poule, la vie s'écoulerait au grand air, donc, dans un univers parfait si celui-ci ne logeait que ses semblables et protégeait les céréales dont elle se délecte. Mais ça n'est déjà pas si mal, le ciel n'est pas si bas, elle n'a pas lu Baudelaire, voit la pluie où elle est et les araignées où elles sont. S'il y a des prisons c'est pour ses copines un peu plus loin, les malheureuses. Il pleut et c'est nécessaire. Elle ressent une satisfaction pleine entre deux sources d'inquiétudes, toutes ailes déployées. Ca suffit bien à tempérer son paradis. Elle ne lira rien sur le spleen. Rien, rien, rien c'est dit et glapit, quitte à faire la grue.  

 

 

En tant que femelle fidèle, s'Il n'est pas lui-même à l'origine du monde, son étalon de compagnon fait l'ouverture des journées rurales. Elle maudit l'invention de cette saleté d’objet qu’est le réveil. Sa place, sa côte d'importance a baissé en bourse. C'est une injustice. Le coq est infaillible. Les clés se rouillent, les piles se déchargent, le numérique se fatigue et ça ne vaut plus rien. Une seconde reste ce qu'elle est et ne veut rien entendre de l'obsolescence. Le coq n'en continue pas moins son œuvre et donne le tempo de la journée. Pour la poule, il n’est pas seulement le maître, le géniteur ; il est aussi le musicien, l’artiste. Il a légitimité à régner en polygame.


La vie disions-nous, serait paisible, entourée des poussins que l'Homme lui laisse de temps à autre voir grandir. Pour finir par les perdre de vue sans jamais savoir pourquoi. 

Pour notre chère poule, tout est raison d'être, si l'on omet le drame de ces séparations et du chômage partiel de son homme. Il va de soi que l'humain est dépendant et parfois drôle quand son homologue femelle découvre en été la terminaison de ce qui lui sert de pattes. Les griffes de l'humaine fleurissent en cerises ou en framboises laquées ! Merveilles des merveilles ! Chaque été, la poule poursuit les dames adeptes de peinture podale et picore assidûment les innocentes qui lui passent sous le bec et ignorent ce penchant. On peut rire sans l'afficher. La poule sait tenir son bec raide et impassible, mais confectionne des ex-voto de paille à la gloire de Saint L'Oréal ou de ses confrères, auteurs de si agréables choses. Il y a même des "fruits" de laque qu'elle ne connaissait pas. 


Mais le cruel destin conduit chaque poule à une vision d’horreur trop précoce de la Grande Faucheuse.
La poule, si insouciante sans l’Homme, se retrouve enfermée dans un sac sous vide, l’œil à jamais hagard. Elle sait enfin. Ils sont peu à l'aimer vraiment, ces bipèdes, elle le sentait. Il en va de même pour ses rejetons embryonnaires contenus dans des boîtes estampillées, tatoués d'un numéro avant d'avoir vécu. L'humain fait un testament, laisse des conseils de leçons de vie à ses petits. La poule n'en a pas le temps, faute d'en être avertie. Cloîtrée dans cette fin, sous ce plastique facturé dont le froid prévient des flaveurs fétides, se sont insinués dans les couloirs de son cerveau les mots ignorés d'un étranger à la basse-cour : « et de longs corbillards, sans tambours ni musique défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.». Merde, elle ne l'a pas lu, mais il est là quand même. 

Son âme s'est envolée très rapidement très haut, de ne plus plus supporter la pleine conscience après la mort, de ne pas vouloir savoir ce qu'elle n'avait jamais souhaité connaître. 

Avant cet ultime envol spirituel, avant la désincarnation complète, elle s'est retournée sur le chapitre final : quand on pense que c’est pour atterrir, par infortune, dans la "cocotte" (ô ironie du sort et narquoiserie du langage humain) de rustres dont certains méprisent les temps de cuisson ? Et se retrouver, buvant la coupe de la honte jusqu’à la lie, la cuisse rôtie en l’air ?

Au moins, Jean-Pierre Coffe, lui, parlait aux bêtes et aux légumes avant de les cuisiner.

Finalement, l’affolement de ce globe oculaire s’explique.
On peut comprendre qu’elle nous fuie.

 

 

 

La poule a pu poser ses ailes, apaisée en paradis. Il n'y a plus de réveil qui malmène le chant du coq. Quand il viendra la rejoindre, il ne faudra pas lui dire trop vite qu'il n'y a plus de nuit, ni de temps. Il ne comprendrait pas.

Le ciel n'a plus de poids. Elle s'est remise à chanter, sans couac. Se sont approchées les ombres claires de ses petits.   

                                           

                                                                    Corine

 

 

 

 

 

 


12/11/2018
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Pauvre tache d'eddy !

 

 

 

Pauvre tache. L'écœurement m'oblige à protester et à évoquer un artiste dont je n'aime pas vraiment parler, par une sorte de pudeur peut-être étrange. 

Je n'avais entendu que la fin du propos du gondolant Incertain Eddy Mitchell, en zappant. Je viens de voir la totale. 

 

Ce ne serait pas un blog, je dirais bien que le fion d'Eddy Mitchell souffre d'une carence en plumes. Ou qu'il faut procéder à un dégagement, qu'il y a eu un mauvais passage. Ah, qu'est-ce que vous voulez, la grossièreté engendre la grossièreté. 

 

Mais il faut être polie, donc je ne me prononce pas. Vous n'avez rien lu. 

 

« David Bowie, un escroc avec une plume dans le c. et des cheveux en pétard » Je cite Mitchell. 

Les cheveux, je m'en fiche (il fut aussi un comble d'élégance, mais Mr Mitchell devait hiberner). Le c. de Bowie le regardait (ne pas en avoir fait un aussi considérable usage gêne peut-être Mitchell).

Le compositeur, chanteur (sur plusieurs registres de voix), musicien - saxophoniste avant tout - arrangeur, producteur, acteur(*), mime, peintre, qu'était "l'artiste caméléon" qui ne se fondait nulle part est tellement plus accessoire !

Si Eddy Mitchell l'a dit, c'est qu'il sait. Le respect avant tout.

 

Mais comme j'aime rire (là, moins), que je suis outrée, que c'est mon blog et que je n'aurais jamais eu d'intérêt soutenu pour la musique sans David Bowie avant, pendant, après ses périodes "tendance", je poursuis brièvement. Brièvement, comparé à l'énormité. 

 

 

Ne pas critiquer ce que l'on ne connaît pas doit faire de nous des introvertis pathologiques ! Mr Eddy est une masse qui s'affirme et qui roule sur les médias.

Ca n'est qu'un blog, donc une goutte d'eau dans ces mers virtuelles, mais que n'ai-je, comme ça, ne me basant sur rien, balancé un avis sur la carrière d'Elvis Presley  - que je connais mal - en ne parlant que de son poids ? Pour faire un mauvais jeu de mot, puisque nous plafonnons dans le bon goût, ce serait léger-léger et complètement crétin.

Bowie aurait annoncé : « je vais être plus rock'n roll qu'Elvis », il aurait été un escroc. Il n'a jamais été question de récupérer ce rock et de s'y tenir. 

 

 

 

 

De qui parle-t-il, Mitchell, le sait-il ? Il est capable de citer le tube "Let's dance" (difficile de faire autrement tant en 83, ce titre submergeait les radios). Donc, il connait bien. Bluffant !

 

 

J'essaie d'être aussi intègre que Sir Eddy (un gentleman !) dans mon développement. Allons-y, on va voir si ça se tient.

Mitchell a travaillé avec Gainsbourg. 'Paraît qu'il était fan de l'emplumé du croupion, Gainsbourg (dixit Françoise Hardy qui ignorait ce détail aviaire mal placé, mais mentionnait de bonne foi cette "affection"). Fan ? Captivé, Gainsbourg, sans doute possible. Un "amour" vache était plus patent, dont il déposa le message dans la jolie bouche d'Adjani : « Tu sais que tu es, beau oui, comme Bowie...». Pas bien méchant, mais quel jeu de mots subtil ! Juste pour emmerder Mitchell, si l'on s'embarque sur des chicaneries, on peut causer du laxisme occasionnel de Gainsbourg qui reprit 3 mots de Verlaine et en ajouta à peu près autant, tournant en boucle. Mais il a raison Mitchell, il est impartial, Mitchell. Et puis, on reste en France. Moi aussi, j'aimais bien "Je suis venu te dire", quoique  préférant de très loin "Comment te dire adieu", ou Love on the beat", par exemple : ça, c'est grandiose ! Loin de D. Bowie. Si loin ? Soit il s'agissait de mon imagination déréglée, soit le final de "Love on the beat" contient une belle imitation, dans la dernière phrase masculine (qui ne sort pas de la voix Serge Gainsbourg). 

Mais il faut se tenir à distance de ce prestidigitateur aux yeux verrons, c'est loucheIncertain, c'est caca.  Il l'a dit, Eddy. 

 

 

Quel classe "monsieur" (Monsieur ?!?) Eddy de qualifier un définitif absent d'escroc avec des plumes dans le c... Ce ne sont pas tant les plumes, mais cette arrogance de qualifier cette carrière d'attrape-nigaud(s). C'est notre Keith Richard français, le Père Mitchell, mais sans drogue, mens sana in corpore sano, tout naturellement, la langue sur la gâchette, c'est notre vipère à sornettes. Si encore il y avait un trait d'esprit ! Il cherche peut-être encore son chat, le Père Mitchell pour récupérer un chouia de finesse. 

Je n'attends que d'être ravie par les recherches abouties de cette "vieille canaille" jusqu'à son dernier souffle comme le fit ce dindon du rock (restons dans les plumes). 

Bowie n'aurait été que beau, nous aurions été nombreux à nous contenter de ses photos. Que d'économies aurais-je encore ! Mais à côté de quoi serais-je passée, surtout. 

Le succès de "Let's Dance", aussi intelligent était-il, ne pouvait pas être programmé par son auteur, comme les hits ne le sont pas. Il a su s'en servir, c'est différent. Et c'était bien Bowie :-) Il y aurait bien eu un autre adjectif, beaucoup plus sympathique à ce sujet, mais "escroc" est lamentable.  

 

Mais où la cigale Eddy-la cigale chantait elle quand Bowie bossait au Château d'Hérouville ? Quand sa maison de disques était paumée devant ses choix ? Quand il refusait de produire du pré-digéré, expérimentait ? Le blème, c'est qu'il trouvait, innovait, le feignant ! Un type qui ne se répète jamais, ça coince, ça agace. 

 

 

Il est tout à fait admissible (et légal !) d'aimer ou non un artiste, mais pas de lancer une phrase stupide qui ne recouvre rien, d'un air suffisant et doctoral. J'ai souvent pensé qu'on pouvait ne pas aimer les attitudes de David Bowie (par ailleurs tellement drôle), mais qu'il était impossible de ne pas tomber sous le charme d'au minimum une dizaine de titres. Bowie est le type même du délit de belle gueule. Et puis, ce culot de se servir de tout ce qu'il avait pour lui ! 'Y a pas, quand on est fair-play dans la vie, on le met en sourdine ?!

Pour qui ? Pourquoi ?

 

Mais je vous vois attentifs et haletants, alors continuons Innocent. Je ne crois même pas que Mitchell parlait de l'homme d'affaires qui mit ses actions en bourse (ce qui ne fit pas le bonheur de tout le monde. Soyons juste, on oublie très vite le Bowie ruiné au milieu des années 70 quand on évoque le businessman), ni d'un fréquent usage d'oxymores en début de carrière - sans pour autant s'en contenter.

DB était trop fier de son parcours pour se rabaisser à une commodité. Les débuts n'avaient pas été confortables, ni aisés, ni donnés. Mitchell n'a pas entendu ses mea-culpa souriants et fatalistes (sur 1 album). L'album de 1985 ne ressemble pas à celui de 1983, ni à celui de 1987. J'ai bien vu que l'on compilait, de 1983 à 1988.

Puis le groupe Tin Machine commercial ? "Outside" commercial ? Laisser-moi me gausser. Attendez, je m'étouffe et je reviens. Toute manœuvre n'est pas commerciale. 

 

 

 

 

 

 

 

Me revoilà, un peu ré-oxygénée. Pas d'inquiétude, j'ai récupéré mes lunettes !!! Non, c'est une blague, oubliez. 

Le sujet escroc. Escroc =  profit ? Escroc = facile ?? Ca veut dire quoi ? La reprise de "Fame" remixé 15 ans plus tard ? Mais connaissait-il sa création, le spécialiste Mitchell, en 1975 ? (DB en collaboration avec Lennon) ou se regardait-il ? Quand on sait pas, on rentre le nez, la bouche et le menton dans ses chaussettes noires, ou à pois roses. Connu ou pas, justement.

Bowie a été récupéré par snobisme (je m'en souviens très bien), était selon ses propres dires "élitiste", mais cela ne l'a pas empêché d'être snobé. Selon les vents.

 

Si encore Mitchell avait préféré mettre l'accent sur la souche révolutionnaire des talents des années 70 que furent les Beatles, ça ne retirait rien à "l'accusé", mais aurait été compréhensible - et parfaitement vrai. Mais non, même pas (pourtant de son époque !).  

 

Monsieur Eddy a une méthode de communication qui le fait maintenant connaître : tonitruante sur ce qu'il n'a JAMAIS écouté. Les provocations de Bowie étaient inventives, vivantes (elles le restent) celles de Mitchell sont aigres. 

Quel théâtre a introduit Eddy Mitchell dans la musique, où a t-il été fouiller ?

Doit-on se cacher qu'il nous donne une dernière séance entre deux farniente pour reparaître au programme ? 

 

Mitchell a dû entrevoir des films taillés sur mesure et les commentaires tout cuits. 

Mitchell il a vu un mec chanter "she says chhhhttt" et il a fermé l'écoute. 10 ans avant, il a vu une crête rose (??) et il a coupé le visionnage. On lui donnerait une lessive à faire, Mr Eddy n'attendrait pas le linge pour appuyer sur le bouton. Pas d'étoffe, mais ça tourne. Pas de matière, mais il façonne à sa façon et se retourne pour voir s'il fait rire. Et puis, ce qui est fort, c'est qu'il fait l'impasse sur 44 ans de carrière post-crête. Sa mémoire est scrupuleusement partie faire un petit tour dans le cimetière des éléphants.

 

 

  

Il y a quelques années, c'était Grand Corps Malade qui faisait « chier » Eddy Mitchell. C'est vrai, ça, un gros naze, Grand Corps Malade. Il a raison, le grand poète de Memphis. 

 

Monsieur Eddy a chanté quatre ou cinq bonnes chansons, s'est assoupi depuis longtemps, a fait rire (y compris moi) sur quelques films et vit de ses vacheries sonnantes et trébuchantes. Mr Eddy n'est pas commercial, non !!! Mais a bien compris le buzz. Ca fait vivre. Incorruptible Eddy.    

 

 

 

Une autre hypothèse, Mitchell est un perroquet qui n'a pas saisi "I'm a rock and roll bitch for you". 

A côté du bagage de la provocation, il y avait d'autre malles et un talent génial chez David Bowie. Ce n'était pas un saint, loin de là, mais qui le lui aurait demandé ?

Il manque une couleur majeure depuis 2016. C'est bien parmi les choses auxquelles je ne me ferai jamais. 

 

 

 

 

Mitchell a ricané face à la journaliste qui a au moins cité "Rock N Roll Suicide" pour lui répondre. L'argument était parfait, mais la protestation était faible dans le ton et peu étayée sur le temps et son contenu. L'unanimité me semblait suspecte il y a quelques mois, mais entendre ça, c'est le ras des pâquerettes, la bêtise en plus. Le buzz a bourdonné. 

 

 

Mes lunettes me permettent une parfaite adaptation (quelle autre plaie, ça aussi, de me traîner ça depuis mes 3 ans, mais elles sont moins vaches), mais je ne le reconnais pas. Qu'est devenu le prêtre de "Pas de Boogie Woogie" de mon enfance ? (« mes bien chers frères, mes bien chères sœurs, reprenez avec moi tous en cœur »)

 

Sorti de ce corps, un "humour" exorcisé qui ne va nulle part et ne vient surtout pas d'ailleurs.  

 

 

En plus qui me fait cochonner mon blog après un texte zen. J'aurais dû mettre un intercalaire. 

 

Je ne regretterai jamais mes mots, mais d'avoir entendu ces propos, et ce dégoût. Ca tache aussi. 

 

                                                                      Corine

 

 

 

 

 (*) qui ne se résume pas à "Furyo" ! (ne serait-ce qu'ici, on peut juger de la "nullité" de l'acteur sur un lien du 08/01/18). 

 

 

 

 

Pour nettoyer tout ça, le charme anglais qui chavira à juste titre Gainsbourg :

 


 

La plus adulée des Anglaises en France, à l'humour irrésistible. Je vais encore chipoter, c'est bien beau les rimes, mais où il a vu qu'elle avait le nez aquilin, Birkin ? STOP  !Rigolant

 

 


26/10/2018
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Sous des feuilles d'acanthe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’étang est lisse, muet de torpeur. Trois âges pourraient s'y réfléchir. Un bébé crie, câliné par sa nourrice aux formes affables.

 

Cet été à Vienne est plus lourd, ou suis-je plus las. Mon dos est douloureux, mes jambes fatiguent comme celles d’un vieux sculpteur. Je suis allongé et regarde, à quelques mètres, mes possibles prochaines muses. Sous l’arbre, la plus jeune des jeunes femmes pleure sur l’espoir. Les tragédies les plus tortueuses et les plus tendres commencent à 15 ans.

 

 

Je m’affale dans ma paresse. L'aînée retient mon regard, je le soutiens, elle l'évite. Je reconnais ces vraies prudes, car je connais les autres. Je sais que ses traits m’inspireront plus tard, à l’atelier. Comme elle est jolie, derrière son éventail ; quel accessoire de rêve qui prépare nos cœurs à la beauté.

 

 

La jeune fille assise sur son banc, dans ses mains de pleurs, me pousse à la mélancolie que j’étais venu fuir ici, harassante autant que la chaleur.

 

 

 

Je suis ainsi contraint de ruminer ce que j’ai quitté pour quelques heures. Je n’ai pas oublié ma bouteille, autant lui faire honneur.   

Je voulais que Hannah se plie à ma volonté de la faire entrer dans l’âme du portrait que je désirais faire d’elle. Elle n’a pas voulu de la biblique Judith qui lui aurait été si bien. Elle est assez froide quand elle calcule, ses jugements sont rudes, elle compte sur mes faiblesses. Ses verbiages, nos paroles de poison parfumé, son sang de poisson m'agacent, mais me font tourner la tête. Elle sait agréger en sa jolie personne ma satiété, mes bacchanales, ma rage d'elle. Elle pense avoir une prépondérance suffisante pour me faire signer un blanc-seing sur notre union. Elle a trop de prétention pour concevoir de défiance. Elle n’en a pas envers Emilie. Elle a tort. Mon Emilie peut prendre tous les habits, aussi calme, aussi forte qu’un rosier sous un arbre, aussi stable que je suis volage, au pire, fantoche, mais également fidèle, à elle seulement j’adresse un baiser sans peinture. Charnelles, mais sans esprit, les unions comme Hannah durent ce qu'elles durent, sans trait, avec un point final. Et quelques bruits d'assiettes - s'il en reste. 

 

  

Je ferai de Hannah au moins un portrait de femme. Si elle finit par m’écouter. Elle n’entend rien à l’art, mais tout à l’amour. Je ne sais pas si je perdrai longtemps au change. L'art, la vie, l'amour, la mort.

 

 

 

Dans l’étang, les ondines se gondolent, serpents d'eaux inquiétants. Je sais qu'elle m'inspireront des dévotions multiples, opposées, peut-être. Un homme aveugle passe devant les grilles du parc. Son visage exprime ce qu'il reçoit en félicité d'une symphonie de Beethoven que les fenêtres ouvertes de l'opéra laissent entendre. Les ondines sont assourdies par l'eau et leur serment.

 

Avant de partir, j’ai compris que l’eau nous trompe. Ce n’est pas un étang, mais la Mer Egée qui trahit Acrisios et cache la rousse Danaé.

 

La jeune fille a abandonné son banc, a incliné sa jeune tête sur un instrument que je n’avais pas vu. Une autre musique a dit les mots de son cœur quiescent. Je n'entends plus Beethoven.

 

 

Je suis rentré. Je suis un peu gris. Je veux la garder, lui donner une histoire, elle que je n'ai pas approchée non plus, dont je ne sais rien. Sa présence ne m'est pas nécessaire, mais il faut faire vite.

Dans cette vapeur souple, je la situe dans un temple aux feuilles d’acanthe. A revoir. Peut-être autre chose autour, plus cosmique. Peut-être des sphinx. 

Ca ne marchera certainement pas, une jeune fille, une musique. Les commandes rachèteront ce qu'ils appelleront un échec. J'ai la bonne fortune qu'Adèle B-B soit une commande inspirante, toute en dignité, si belle aussi, si belle... 

 

La jeune femme à l'éventail attendra, ces émois sont différents. Elle s'est fait en un instant une place solide en ma mémoire.

 

 

Pour l'instant, je lève mon verre aux âges : à la jeunesse et à l’Accomplissement. Je n'attends pas de clarté, ni de savoir, je commence. Une jeune fille au teint pâle, à la robe sombre accroche ses doigts aux premières notes. 

 

 

                        

                                                                           Corine 

 

 

 

 

Ps : ne cherchez pas dans ce texte un ordre chronologique à ces tableaux de Gustav Klimt : il n'y en a pas. Je ne lui connais pas non plus cette Hannah (mais je ne suis pas une spécialiste). L'histoire est une fiction (autant que les pleurs de la "jeune fille assise"), le jeu est de repérer les noms de tableaux dont j'ai truffé cette page (je viens d'en citer un).

Ou tout simplement de lire sans réfléchir, ce sera aussi bien !

 

 

 

 

 

 

 

 

La jeune fille Klimt.jpg

 

 


21/10/2018
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Ce beau "nabot" de talent et de courage

 

 

 

Je venais de lever le pied sur l'écoute d'Amy Winehouse et j'allumai la radio. 

Encore une personne au sujet de laquelle plusieurs voix parlent en même temps au passé. 

Oh ? Non ? Mais il était en pleine forme il y a 2 mois ??? Je vous vois venir, vous allez me dire que juste avant d'expirer, il respirait encore.

Quitte-t-on donc une nostalgie pour une autre ? Mais c'est qu'on n'en veut pas !

94 ans, c'est courant. Ce qui l'est moins, c'est d'être aussi actif et positif à cet âge. Si Aznavour va manquer, cette mort a également le mauvais goût d'insinuer qu'il n'y a pas de notice à portée humaine pour s'assurer d'une longévité dans une sagesse et un bonheur d'y être. 

La garantie n'existe pas, mais pourquoi pas. N'oublions pas que Charles Aznavour était en tournée.

Vouloir tirer un peu plus sur le nerf du temps, ou vouloir vivre de passion, la question est souvent là, fréquemment incompatible. Il désirait les deux. Le choix, toujours le choix à faire. Incertain   

 

 

 

 

 

Qui pouvait être plus accompli, en France, que celui à qui l'on n'accordait rien, aux débuts plus lents que ceux de Brel  - ce « raté » d'avance - ou Belmondo - beaucoup trop «laid» pour être acteur...

 

Etre sûr envers et contre tous, quel premier courage, en dépit de sa propre liste de défauts et de qualités. 

Et combien a-t-il eu raison de n'écouter que son acharnement, au lieu de celui dont il était victime ! 

Je n'étais pas littéralement "fan", mais je ne peux compter combien de chansons j'ai pu écouter 4 ou 5 fois en quelques minutes.

 

 

Une de mes préférées, je t'aime a.i.m.e" mettant dans sa bouche les mots d'un amoureux fâché avec l'orthographe, écrite par cet homme « inculte » qui possédait le raffinement des lettres dans sa cave aux trésors :

 

 

 

 

 

Il fallait oser, au début des années 70. Quel talent d'auteur et d'acteur ! Cette chanson, si superbe, a dû en convaincre beaucoup, mais elle n'a pas tout changé. Des « ténors de la bêtise » ont continué à faire autorité. Il faudra même encore un peu de temps, en 2018, pour que le respect dû à ceux qui éprouvent ces penchants soit unanime et authentique et non une mode. 

 "La cage aux folles" a comblé des salles et eu deux suites. Il y a plus de 30 ans ! L'homophobie, le harcèlement existent toujours. 

Les lois sont nécessaires, mais ne font pas tout. Elles forcent la société présente et surtout future à devenir indulgente. Et c'est trèèès lent. 

Reste toutefois incompréhensible que ce chef-d’œuvre de plus de 40 ans n'ait pas suffi :  

 

 

 

 

 

 

 

Les années 60 - 70, les rythmes endiablés. Les amis, les amours, les emmerdes aussi... 

 

Les airs psychédéliques ne sont plus écoutés que par ceux qui les recherchent (dont moi !). Des stars aux vives étincelles se sont envolées, sur "une aile, ou bien deux". Le fait est que sans pouvoir le prévoir et n'y être pour rien, Mr Aznavour en a enterrées beaucoup. La mort n'attend pas le nombre des années. 

 

Il était là, avec le talent d'une écriture de haute couture et sa plaisante sérénité. 

120 ans, c'est son seul pari perdu. C'est bien dommage. 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le plaisir de revoir Hugh Grant, mais tout aussi franchement, "She" est, à égalité avec "Mes amis, mes amours...", la première chanson qui me vienne à l'esprit quand je pense à Charles Aznavour, selon l'humeur. 

"She" est si belle, "Mes amis" est si drôle.  

 

 

 

Je comprendrais très bien un hommage national, en complet bleu, pour l'auteur-interprète et l'acteur. 

Ce serait plutôt drôle, car il était l'antithèse de cet homme au complet bleu. Mais tout est parti de là. 

  

                                                                       Corine

 


01/10/2018
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Toute petite réflexion sur une contradiction

 

 

 

  

 

Si l'on y songe. tout de même... 

Dans la vie, on fait ses classes, mais on est toujours influencé par de vieilles maximes. 

 

 

« Les contraires s’attirent », dit un proverbe. Très bien, très bien.

Oui mais alors, alors, après ?

Ils s'attirent, ces contraires, mais jusqu'où vont-ils ? 

 

La maxime n'en dit rien. Il n'y a pas de suite, elle s'en est tirée avec 3 mots. 

La raison de ce passage sous silence peut se cacher dans l'assertion suivante et la gêne que leur coexistence suscite :

« qui se ressemble s’assemble » ! 

 

 

Et débrouille-toi avec ça ! 

 

Qu'est-ce qu'on fait avec nos contraires, nous, maintenant ? Lequel doit changer, s'il faut se ressembler ? Incertain

 

Scène de synthèse mouvementée, en binôme sur le sujet : 

- c'est toi !

- non c'est toi !

- il n'y a pas de raison, tu m'as dit hier que j'étais irremplaçable.    

- Ca ne change rien. Ma mère m'a toujours dit que j'étais parfait. Point.  

- Oui, c'est parfaitement objectif ! Si on va par là, la mienne m'a dit que j'étais une crème. Point. 

- Mais je ne vois pas ce qu'il y aurait à changer chez moi. 

- Et moi donc ?

 

 Etc, etc, etc, etc.

 

 

 

J'aime bien les adages, mais c'est un peu irresponsable de se débarrasser des âmes tendres comme ça. 

Avis aux générations débutantes.  

                                                                           Clin d'œil

 

 

                                 

                                                                                              Corine 

 


01/10/2018
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Rien en septembre ?

 

Mais, se peut-il ? Comment se fait-ce ? Je n'ai rien écrit en septembre ????? 

 

Impossible. il y a confusion ! Je suis sortie de mon corps. Vous croyez ? Un reliquat de la lutte contre la canicule, vous pensez ? Moi, muette ! RigolantSourireClin d'œilRigolant

 

Je vois surtout par mes mails, ce soir, que j'ai un sacré retard dans mes réponses. Vous n'êtes pas 1000, ni 100 à commenter et j'ai du retard.  

 

Une fidèle blogueuse, Gisp, a suicidé son blog. Je n'ai vu aucun signe avant-coureur ! L'essentiel est qu'elle aille bien (je lui ai demandé de ses nouvelles. Elle m'a répondu). J'ai du culot, ayant le même antécédent à ma charge, à de multiples reprises (sans en faire disparaître le contenu pour moi), mais ça m'a fait un choc. Elle est pour l'instant restée dans mes abonnés, mais c'est une présence, des découvertes de son talent qui nous sont supprimées. 

On dit qu'on repassera et, sur le moment, tout le monde est de bonne foi. Moi, ça me fait l'effet de ce qu'on se raconte en piétinant sur un trottoir entre 2 activités qui pressent : "on se fait une bouffe ?" avec une interrogation dans cette gaieté que l'on sait déjà un peu forcée.

En tout cas, nous, ses habitués ne pouvons pas retourner voir ses visages et ses terres de couleurs. 

 

C'est la vie, c"est la vie...! "That's just the way is goes" (cf. clip précédent pour ceux qui n'ont pas suivi).

 

 

J'avais dans l'idée de relire tout le "Pacifique,..." (texte précédent que je n'ai pas vraiment relu avant de le publier) et de couper là où ça pourrait être répétitif sans raison de l'être (s'il y a un motif, je garde tel quel !) Je n'en ai pas eu le temps et pensais même que ce billet datait de septembre (j'ai vu court !). Je rectifierai peut-être la forme, mais en rien le fond. Ce serait malhonnête. 

 

Je répondrai à chaque commentaire, bien sûr. Rien ne change.  

Merci à vous. 

 

 

Pour me donner un large sourire quand c'est par le biais du Net, j'ai un moyen infaillible que je n'ai pas encore utilisé ici Innocent:   

 


 

 

 

La finesse, l'imagination, la musique, héritière des Beatles et la valse, la joie, immodérées. J'idolâtre ce titre. 

"Butterfly Ball", c'est toute ma belle enfance. Quand il y a les images, je ne vois qu'elles pendant 3 minutes 30, je me souviens et c'est aujourd'hui pareil, par magie. Le temps se contracte, l'espace grossit, ces entités se divisent. Glissons-nous. La loi de la relativité se perd dans ce concert champêtre. Cette grenouille n'a pas une seule ride. 

Je laisserai toujours ce livre mental des premières années entrouvert.

 

Je souhaite que ce clip vous entraîne dans sa joie, au terme de ces heures dominicales, ou demain, ou après.   

 

                                                            Corine 

 

 

 


23/09/2018
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