Miss MiscellaneaCorine

Miss MiscellaneaCorine

Définitivement

 

 

  

 

 

Tu ne seras pas abandonné. Tu seras pensé, évoqué, on se rappellera tes frasques et tes bons mots. Nous réveillerons ton nom sans le gentil travers de l'idéalisation, mais sans rien oublier de ce que tu nous as donné. Si nous en étions incapables, nous serions tous moralement condamnables, à perpétuité, par défaut d'injustice.  

 

 

 

Jean C. 06/08/1929-31/01/2019 

 

 

Nous sommes le présent qu'il te reste. Tu demeures celui que tu es, sans données aléatoires, sans identifiant, sans tatouage administratif.

 

Comprends-tu à présent le chagrin que tu laisses, la place des mots morts-nés, et les empreintes d'humour... ?

Toi, définitivement. Libre complètement.

 

                                                                      Corine 

 

 

 

 

 


11/02/2019
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PAUSE

 

 

 

PAUSE LONGUE, JE PENSE 

 

MAIS LE BLOG RESTE OUVERT 

 


01/02/2019
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LUI, EUX, ces parallèles

 

 

Je n’ai pas vu cette année arriver d’un bon œil, Je n’ai pas affiché une de ces plaisantes cartes de vœux, ce que je fais d'ordinaire avec plaisir.  Je n'ai pas eu le cœur à faire comme si je célébrais l'année. « Bonne année tout le monde », je l'ai juste écrit, à clavier feutré. 2019 ne sera pas comme les autres, de toute façon, pour aucun Français. Les nourrissons s'en sortent encore sans avoir à parier. 

 

 

 

Mais il ne s'agit pas de cela. Si je ne l'ai pas regardée avec la moindre confiance, (outre ce que j'ai raconté), la raison en est bien plus égoïste, repliée. 

Fin 2018 ne préfigurait rien de bon. 

 

Pourtant, je l’ai trouvé belle, cette journée du 24 janvier 2019. Jusqu’à ce soir, quand nous t'avons vu.

On t'a changé de chambre pour mieux s'occuper de toi, paraît-il. La chambre est grande, très grande. Tu y es seul. Il faut toujours mettre un masque et fermer la porte derrière nous. Tu ne sembles plus tousser. Le reste, j'en garde les détails. Tu semblais mieux, la dernière fois !? J'y croyais presque. 

 

En février 2017, j’avais fait un petit texte sur toi. J'avais peur, en te voyant changer. Avant que nous n'entrions en guerre, d'abord pour ce tu nommais ta liberté d'être, que je désapprouvais avec force et rage comme l'expression de la réussite de ce qui était devenu ton pire ennemi. Ne me dis pas maintenant que tu ne sais pas que ce dernier a été ton plus fidèle partenaire, celui qui jouissait de ta plus crédule écoute : toi-même. L'adversaire, tout autant, d'une intégration avérée dans ce qu'est une réalité commune. Que de parallèles, trop peu de carrefours. J'aurais préféré avoir tort. La liberté n'est pas celle qui démolit. Mais nous avons des points communs. 

 

 

19 février 2017 :

Le père.

Son esprit était vaste. Ses jambes ne s’allongeaient pas comme tout le monde. Il sautait de quelques centimètres au-dessus des autres quand ils marchaient, tout facilement, tout banalement. Il chantait des chansons qui faisait sursauter. Sa fille en riait, en jupette, les orteils écartés de joie dans ses socquettes et n’oublia jamais. Normal, elle oublie peu. Il y a des mots qu’elle n’a jamais gobés. "Résignation" en est un. C'est un atavisme qu'il lui aura refilé, ce sentiment qu'il doit y avoir un moyen, quelque part, que le pire doit pouvoir être attaqué par ailleurs. Il y croit davantage qu'elle, c'est vrai, mais sans lui, elle n'aurait jamais possédé ce refus, ni n'aurait cherché des issues, ou des personnes pour l'aider sur leurs pistes. C’est un peu ce qui a fait l’optimisme des autres, des fois, qu’elle n’admette rien de fatal, jusque dans les tombes.

 

Elle ne sait pas quand elle a compris ce qu'elle sentait la frôler, puis s'infiltrer en elle. Elle se souvient avoir vu, dès qu'elle eut toute sa conscience, serrée dans un malaise et sa jupette, le nez caressé par son index, le pouce à la bouche, que chez les adultes, c’était difficile et en deuil. Elle non, elle n’était pas en deuil. En joie et inquiétude, oui. Elle sautillait alors elle aussi plus haut, s'enfonçait dans la nature quand elle n'avait pas à ses côtés son meilleur ami et confident, son si discret et philosophe grand-père maternel adoré.

Ou préférait rire quand son père manifestait son doute quant à ses solutions « extravagantes » de gosse en remuant magiquement les oreilles - contrastant avec un visage sérieux (en dépit de contractions diverses et motivées, les oreilles mobiles, c'est un truc qu'elle n'a jamais su imiter !). 

 

Une poignée d'années avant la certitude de la gamine sur le triste sort des "grands", ce père sautillant avait cru son propre paternel rangé, mais près de lui pour lui délivrer quelques conseils, utiles dans la petite entreprise que ce fils respectueux avait accepté de reprendre plutôt que d’être peinard (et fortuné), son diplôme en poche. Comme d’habitude, il avait écouté sa mère : « il vaut mieux un petit chez soi qu’un grand chez les autres ». C’est une manie, d’ailleurs, de ne jamais s’éloigner trop, trop loin et de s’incliner.

Mais son père à lui, là, pour la première et seule fois de sa vie, il avait merdé. Cet été-là, il avait prêté attention à sa petite fille jusqu’ici peu signifiante (a-t-on raconté plus tard à l’intéressée). Les filles, ça fait quoi, au fait ? C’est fragile, non ? Ca ne s’emmène pas partout. Ca ne tire pas à la carabine à la foire. Et puis, elle est vraiment trop petite. 2 ans ! Ca ne transmet pas les noms. C’est pas qu’elle avait trop, trop l’air d’une fille, mais ce n’était pas la mode unisexe post-révolution soixante-huitarde qui allait la lui faire.

Le grand-père avait donc enfin sagement décidé de définitivement prendre sa retraite plutôt que d’y réfléchir encore et avait emporté femme et mouflette dans la bagnole sous les pins. On l’a rappelé, aussitôt, comme s’il avait des devoirs supplémentaires oubliés pour avoir “droit” au repos. Toujours curieux d’esprit, intrépide, il était allé voir le problème dans une autre ville, ce grand-père aux yeux vifs qui avait tout appris aux cours du soir et comprenait si vite, a-t-on dit de lui. Respecté, consulté comme une sorte d’homme-oracle. Il s’était déplacé du paradis au ruisseau, des rires de la gosse et de la femme qui l’avait toujours suivi. Le jour de ses congés éternels pour ce qui était du labeur, plein d’idées et de formes, il était heureux. Oh, il a trouvé, où il était, le problème. Et il aurait pu partir. Mais il y avait un truc qui l’intriguait, venant juste d’à côté. Il y a des portes qu’on ne doit pas pousser avec ou sans clé d’or, que l’on soit la jeune héroïne d'un conte, ou un homme mûr dans une vie sans gomme pour effacer et refaire. Non, l’EDF n’avait pas coupé le courant dans cette usine inactive où on lui demandait des conseils, à l’électricien. Je ne crois pas qu’il ait eu d’amour pour la gloire. Il a fait un entrefilet. Son fils a dû aller voir, constater, reconnaître, son fils qui ne pleurait jamais a fait des cauchemars longtemps.

Aucune faute n’avait été reconnue chez le pot de fer. Les câbles pendaient, chargés derrière une porte, à la portée de tous. Il y eut un procès, perdu par un fils qui s’était improvisé avocat.

Le pot de terre s'est débrouillé, sans tout savoir encore, sans comprendre pourquoi ce père qui avait échappé à tous les accidents (auto, moto, acide chlorhydrique - bu par inadvertance), avait cette fois semblé payer sa chance effrontée.

 

 

L’enfant ne se souvient de rien. Elle a cherché comme si elle était coupable de cette amnésie, mais rien à faire, 2 ou 3 ans après. Avec ou sans pouce, elle voyait leur chagrin et enviait les enfants qui semblaient n'en rien connaître. Elle n'en savait rien après tout, de ce qu'ils vivaient, ces enfants à part leurs pleurs comme elle, sur les blessures soignées de mercurochrome bien rouge. Elle n'en parlait pas.

 

Ce n’était pas normal, cette absence de couleurs, ces vêtements noirs des années durant. Elle savait bien qu’il ne reviendrait pas, le grand-père qui était comme une ombre blanche. Rêveuse et étourdie, elle prenait garde à ne pas faire de gaffe sur le sujet, à ne pas poser de question. Les adultes semblaient ignorer la brusquerie qu'avaient leurs soudains silences, les regards dont elle ne pouvait suivre tous les sens. Mais c’était la moindre des choses, puisqu'elle avait la chance de n’écrire que des mots sur le disparu à qui elle souhaitait bien du bonheur là-haut, sur de petits papiers, pour faire plaisir à sa grand-mère, sans avoir mal, elle, sans avoir cette mémoire du jour où ils ont crié. Sa mère, effrayée quand on avait parlé “d’accident terrible”, avait eu si peur... Ben non, c’était pas elle. Elle, avait continué à voir que c’était l’été.

 

Pas de gaffe, mais elle a quand même bourdé des années sans pouvoir le deviner, proclamant par des "youpi" le jour de la libération des classes. On aurait pu lui dire que le 30 juin, ça se pleure, ou ça se tait quand on est content, dans la famille. Un 30 juin, à Belin-Beliet, le grand-père avait poussé la porte, ne se doutant pas qu'il changerait à lui seul le chemin d'autant de destinées et celui de caractères. 

 

 

 

 

 

 

Constructions 

Elle, elle se faisait des cabanes avec des bouts de bois et des balais sans tête qui se cassaient toujours la tronche sous le tissu qu’elle posait. Enfin, au bout d’un moment. Car elle les enfonçait et mettait des pinces à linge, quand même pour tenir son toit. Son père à elle, le fils du fantôme, un été sous les pins près du ruisseau qui se souvenait, a construit une belle demeure de planches, de branches et de fougères, avec une cloison intérieure, une vraie porte pour fermer la maison et un coquillage sur la porte. Il avait écrit un nom d’accueil avec un oiseau et une tortue dessinés par lui. Elle pouvait enfin y dévorer des pommes rouges et vertes trouvées dans la pente où elle dévalait dans le jardin, lire et se parler toute seule, toujours aussi sauvage, faire la dînette. Il avait mis des petites dalles là parce que c’était la cuisine, c’était pour ça, c'était parfait. Elle se cachait tout en sachant que forcément, il n’y aurait pas à la chercher loin, désormais. C’était trop facile pour eux, mais c’était trop beau aussi, ce chez soi.

Il dessinait très bien, d’une trop grande modestie dans ce domaine. Il aurait dû être instit, il aurait été bon pédagogue.

 

 

 

Sa présence était rare. Fuyait-il, loin des dialogues ? Cela mériterait un volume, mais son monde était intérieur. Et qui sait, sur ce volume, si elle l'écrivait, si elle ne ferait pas d'erreur ? Fatalement oui, à un moment ou à un autre. 

Il n’a jamais trop su ce qu’était le mot vacances. C’était à se demander s’il n’avait pas fait, pour une fois, le cancre le jour où on en avait enseigné la définition en cours. Vacances n’a rien à voir avec “vaquer à”. Quand sa fille le regarde faire, elle songe à cette confusion. Peut-être aussi que la retraite des fois, ça porte malheur ? Non, ça porte malheur quand on ne l’écoute pas sonner, nous dire qu’il est temps de partir pour se rendre indispensable ailleurs, près des siens. Ne pas retourner aux portes des autres.

Il disait : « un rien m'occupe », assez fier de ça. Sur les cabanes et dans les dessins, une fois lancé, même un oiseau se pose. Il aimait ce qu'il faisait, mais en supportait de lourdes conséquences. Il a eu l’habitude de payer ses efforts, comme s'il leur devait quelque chose et de presque leur donner la monnaie. Où sont les droits et les devoirs ? S‘est-il jamais demandé s’il avait des droits ?

Juste, durant des années, celui de se mettre en colère, très, très en colère contre les fonctionnaires. Savoir quand on arrive et quand on part, bah ! Il se peut que ce soit héréditaire, ce problème de connaitre l’heure. Et puis, on ne peut pas dire qu’il n’était pas coléreux. L’EDF il en parlait moins, c’était trop grave.

Des décennies, qu’il vente ou qu’il pleuve, côtes cassées, ou frais comme un gardon dégelé, il accélérait sans plus s'arrêter, jusqu'aux repas.

 

Est venue, très dépassée, l’heure de se ménager pour durer. La famille, dont la fille, a tenté, mais ils sont peut-être moins têtus qu’elle, de  le “raisonner”. Elle n’y a pas mieux réussi. On dit souvent qu’un père est admiratif de sa fille, plus proche ; qu’un fils l’est de sa mère…

Elle a tout essayé, sa fille, l'ironie, la prévention, lui installer une chaise longue avec de l'eau, les souvenirs, l’exemple sacré des ancêtres qu’il vénérait. Elle n’a pas eu plus de succès.

 

 

Il aimait rire, avant, faire des blagues. Elle a mis longtemps à comprendre que l’or dur n’était pas un métal rare. Elle a réalisé, un peu vexée vers 9-10 ans. On est naïf et fier, d’avoir des bagues en or dur. Heureusement qu’elle ne s’en vantait pas et qu’elle n’était pas si bavarde. Il faut dire que longtemps, elle n’a pas eu d’humour, elle avait juste le goût de rire, énorme. On peut être couillon, petit ! Il y a longtemps, on disait qu’ils se ressemblaient. Comme elle prenait tout au mot, elle se re-vexait, parce qu’il était déjà chauve !

Son humour à lui n’était pas toujours compris, même des adultes. Il disait qu’ils ne savaient pas rire. Ca forme l’esprit d’un enfant, obligé de décoder pour comprendre. Elle a pris l’habitude elle-même de coder sans y faire attention. Il osait interpeller des inconnus, rieur, une plaisanterie toujours prête. Elle, elle rougissait pour un rien « mais enfin, Papa, on ne les connait pas !». Elle a attendu d’avoir 19 ans pour oser faire rire. Bien plus de temps pour coucher des mots de façon continue.

Lui, l'extravagant, il lui arrivait de s'exclamer comiquement : « mais où vas-tu chercher tout ça, Corine ? ». L'humour, oui, mais la décortication n'était pas son truc. Il appréciait cependant, mais eut peu d'occasions de le faire. 

S’ils se ressemblaient, ils avaient déjà aussi beaucoup de différences. Elle créé des codes comme on met ses chaussettes sans y penser, mais elle n’aime pas les secrets définitifs. Trop frileuse des incertitudes, elle a gardé aussi de l’adolescence cette impitoyable exigence de vérité au quotidien, ne sachant la taire que lorsque l’on ne peut rien y faire, ou que ça réduit l’autre consciemment. Ca, c’est vrai, elle ne supporte pas les réductions, les écrasements, que ce soit pour elle, ou quiconque. Ou bien si, celui des salauds. Elle est un peu Don Quichotte et un peu “folle” aussi. Peut-être trop pleine d’idées dont elle ne voudrait pas, qui empêchent celles qu’elles aiment de rester tranquilles, mais qui vivent. Idéaliste, sans aucun doute.

 

Il a toujours eu la qualité d’oublier vite, lui. Il a oublié les mots coupants comme ceux que l’on a, ado, ces mots qui ne supportent pas les compromis, qui ne pardonnent pas, qui voient et disent. ces coups de griffes qu’un chat torturé envoie.

Oh, il n’était pas un saint et pas psychologue. Un jour, au lieu de la consoler, il l’a regardée dents serrés, il lui a demandé alors qu’elle était étendue dans un lit d’hôpital, si elle n’avait pas honte “pour sa mère”. Elle avait déjà sa loupe dans le noir et s’est demandé où était le rapport entre sa mère et ses propres blessures. A 15 ans, on est fréquemment dans un monde très intérieur !

 

 

 

Les années ont passé. Cet homme si dur au mal, qui tenait toujours ses épaules en arrière se penche sur sa canne. Jamais elle n’aurait cru baisser le regard pour le regarder. Il lui demande si elle n’a pas grandi...

Il ralentit, puisqu’il le faut, évalue chaque portée du pas, se perd en calculs pour se retourner, mais le repos, non. Comment aider quelqu’un qui se tait et ne veut pas entendre ? “La tête dure du Basque” (Basque/Landais, en l'occurrence) est redoutable.

Ses rêves parlent dans son éveil. Ils forment un langage que l’on ne comprend pas. Il continue chaque état de conscience en le versant dans l’autre. Il s’endort comme un cataleptique, saisi. Il se reprend et voit la peur, celle ses autres, autour, conscient après quelques secondes. Il ne dit rien de la sienne, seulement, il fait des nœuds. Il attache tout. Il y a longtemps qu’il fait des nœuds. Elle a vu son angoisse.

Il chute et rechute. Il lui faut réfléchir à ce que l’on sait juste mécaniquement, maintenant ? C’est pire que les problèmes de son école d’ingénieur. Il s’aide comme il l’a toujours fait, en pensant qu’il y a bien un moyen, un autre, dans ces débâcles.

 

 

Les gens qui le voient, ne savent pas. Ce sont des inconnus, ils ont cette... bêtise si banale de lui parler comme à un enfant. Il n’a pas l’orgueil de sa fille qui déteste la vanité, mais ne supporte pas de baisser la tête. Un jour, elle a entendu un monsieur gronder une infirmière. Il avait 92 ans et ne supportait pas qu’on le prenne “pour un abruti”. Comme elle l’a compris ! On n’a pas le droit d’enlever la dignité à une personne qui perd ses forces. C’est de l’inconscience, du socialement admis, “le pépé”, “la mamie”. Ils ont même l’impression d’être gentils. Pour que ce soit gentil, il n'y a aucun besoin d'être du même sang, ni d'avoir partagé des années, mais encore faut-il qu'une proximité affective existe. 

2 exemples : 

- Alors Papi (petit rire de gorge), quel âge avez-vous ? (ben, il n'a pas l'air de battre les records, non plus) 

- moi ? Je ne compte plus !

 

Ou :

- ça va Papi ?

- Oh en pleine forme (et d'ajouter, de la part d'un homme qui n'a jamais compris le moindre intérêt que représente tout ce qui commence par "psy" depuis Freud et ses prédécesseurs) : "je m'introspecte et je m'éclate" RigolantRigolantRigolant  C'est une génération... La guerre, l'introspection, ce serait presque un complexe !!!

 

 

Lui, il est encore libre. Il reconnait les chemins où ils se perdraient tous, ce qui redonne espoir à sa fille. Ca et les comptes que son cerveau sait faire. Son ingéniosité, ses astuces pour couvrir ce qui manque, travestir le besoin (qui continue à faire défaut !) dès qu’il peut, différer. Différer. Il est vrai qu'il est l'un des plus grands procrastinateurs que la terre ait jamais portés. Derrière une panne, il trouve toujours un subterfuge qui tient tant que ça tient !

 

Son esprit est toujours vaste de son imagination. Il fait semblant de plaisanter, faiblement. Ce qui l’agace à elle, c’est qu’il joue avec le danger. Elle ne blague pas avec ça. Pourtant, lui, a il a toujours aimé l’existence. Il a appris à arrêter sa peur quand son cœur courait, enfant, dans la guerre. Quand il parle des bombes, on comprend très bien qu'il se souvient, si près de lui, du sifflement qui se rapproche. Elle, elle a toujours tenu à ce que tout reste en place. Deux générations, quasiment, les séparent. C’est une phobique des départs, des abandons. Elle, elle aime le rêve, bavarder, les plaisirs, s’arrêter, la musique, les vieilles pierres. Pour elle, se prélasser n’a rien du défaut capital pour lequel on sera châtié. Et puis, quand bien même...

 

Elle aurait aimé pouvoir en “parler beau”, faire des vers, elle ne peut pas.

Un jour, elle arrêtera l’aile d’un moulin. L’air doit aller trop vite pour qu’on respire bien. Elle reste comme ceux qui agissent, mais en regardant l’immensité de leur impuissance.

L’ordre des choses, tous les jours, elle a envie de lui retrousser la gueule, à ce satané fonctionnaire des temps et des lieux.

 

 

 

Sur la balance des fruits et légumes, les Pink Ladies qu'elle cherche sont les seules à être placées de façon déconcertante, avant "mangues", ou "bananes", on s'y perd un peu, mais si c’est dans leur ordre des choses..  ! Pas bien grave !

Elles étaient bonnes, ces pommes dans la cabane. Ces Ladies leur ressemblent. Les dames du jardin étaient plus biscornues, plus rouges que roses. Et vertes. Le goût, c’est le même, presque, un peu moins sauvage, un peu moins piquant.

- Madame, vous voulez de l’aide ?

- Non merci, j’ai trouvé.

 

 

Fermer les paupières, ouvrir la porte au joli coquillage. La poudre rose tombe sur les yeux.

Il n’y a plus de voix pour interdire, et dire ce qu’il faut voir. Ils sont tous là comme avant. Les brumes se sont levées comme un seul homme.

 

 

“J’y réfléchirai demain, sinon je ....” disait Scarlett qui avait bien d’autres pouvoirs qu’elle.

 

 

 

 

 

Ps 24/01/19 : depuis 2017, tu t'es détruit en croyant te sauver. Mais de qui ? C'était une question de confiance. Sur tous les tons, aucun de nous n'a pu t'en empêcher. Tu changeais, mais c'était tellement toi, dans un excès désormais permanent, qu'il aurait été utile de savoir que quelques raisons indépendantes de la tienne s'ajoutaient au(x) problème(s)...

On y a laissé des plumes dans ses 2 ans. Tu y laisses ta vie. J'ai souvent pensé que tu serais largement centenaire un jour. Je suis presque persuadée que sans ces mauvaises fuites, sans ton obstination folle, sans les chutes que tu oubliais comme un chat oublie qu'il vomit et remange, tu y serais parvenu. Et que tu en aurais été raviClin d'œil. Menu, tu étais le plus costaud. Il aurait été si simple d'exercer chez toi la méticulosité que tu avais encore sur tous ces objets que tu avais voulu récupérer pour les réparer. Je te revois autrefois, quand tu dessinais, ou ce coup de pinceau précis sur ces pompes bleues. Je t'admirais.

Tes chutes, tes "libertés". Tu y a perdu ton autonomie. « Si vous me retirez le permis, vous me tuez ». Là aussi, tu m'avais sciée. Tu te serais tué, tu aurais pu tuer. Où voyais-tu une manœuvre ? Fuir... A force de t'affaiblir, de voir le diable où il n'était pas (les conseils de tes proches, de professionnels de santé, ou de sympathies), les délires ont commencé. Je crois qu'il faut beaucoup de recul pour parler à quelqu'un qui tient des propos sans queue ni tête et, qui plus est, se méfie de vous. Ca rend marteau.

Tu as plusieurs fois récupéré. Ton écriture était stupéfiante : d'incompréhensibles pattes de mouche, elle était redevenue presque aussi précise qu'elle l'était, presque tout à fait droite. Un miracle. 

 

  

Une infection pulmonaire s’est vite mêlée de la partie depuis ce mois de janvier. Toute ta vie, tu t'es cogné, es tombé sur la tête, elle qui contenait tant de choses, de la chimie à la technique, tellement de souvenirs, tant de précisions, d’autres talents que tu n’as donc jamais pris le temps d’exploiter pour toi. Tu es tombé sur la face en voulant rattraper un stylo sur le plancher hospitalier. 

Anorexie. Du mieux, moins bien, mieux. Un jour a fait mentir l’autre. Tu entendais, réagissais peu ou trop, arrachais les tuyaux, dormais beaucoup. La télé, c'était niet. « Tu vois bien qu'il ne peut pas se concentrer ». Pour les chansons, tu avais exprimé ton accord. Tu ne dormais pas encore sans cesse, mais beaucoup. Quand j'ai apporté et branché le CD de Robert Lamoureux, c'était à une heure de rupture de communication. Je l'ai fait chanter doucement, mais tu n'as pas reçu sa poésie. J'espérais qu'il amènerait la paix quelque part dans ta conscience. Moins célèbre que le canard (qui, le lundi matin, courait encore, dont j'adore la semaine de résistance et la victoire !), j'avais récemment découvert un Lamoureux poète, un peu par hasard. Essayer de te le faire découvrir sur des musiques de ton époque fut loin d'être un sacrifice, mais le but ne fut pas atteint. Je le regrettai fort. Lorsque tu as rouvert les yeux lors d'une autre visite, je t'en ai parlé, tu en a été surpris. Aucun souvenir de musique près du lit.

C'était il y a quelques jours.  

 

 

 

 

Syndrome de glissement. On ne nous a rien dit de précis, mais je pense à cette expression bien médicale.

Les sondes s’accrochent dans ses bras, dans sa poitrine. L’Oxynorm, un fort antalgique, passe dans la seringue électrique.

On dirait, mais il ne dort pas ? Ses paupières sont à peine ouvertes. Je me demande s’il nous voit, ou si nous sommes aussi flous que ses yeux. Il ne répond à rien, ne réagit pas. Parler dans son oreille n’y change rien. J’ai depuis longtemps l’habitude qu’il soit sourd. J’ai eu peur de l’angoisse que je lui ai imaginé avoir, lors d’un réveil où il ne pourrait se souvenir de paroles familières, d’une oppression de solitude dans ces murs blancs, sans personne du cercle familial. L’angoisse, l’angoisse toujours elle, je ne connais pas celle des autres. J'ai cherché à comprendre, à savoir. J'ai lu. Les 10 signes... J'aurais dû penser qu'il faut laisser le malade tranquille. Je ne sais pas si j'aimerais qu'on me laisse en paix, mais il doit être impossible de traiter l'information tel que je le vois. Si c'est pour renchérir dans la confusion, ce n'est pas l'objectif non plus. Il n’a jamais de sa vie été immobile. Le piège s’est refermé dans ce lit.

Il cligne des yeux deux fois ce 24/01, je ne sais pas s’il donne une réponse (mais il n’y avait pas de question), ou s’il veut comprendre où il se trouve.

Ce soir ne ressemble pas à un autre. Il fait des pauses respiratoires de quelques secondes, ses épaules se secouent, puis il respire profondément.

Il semble guéri de l’infection, épuisé.

On pourrait dire qu'Il meurt de guérir, de s'être trop battu, mais l'infection n'était "que" l'un des chaînons. Il se détache. C'est ahurissant. Il y a quelques jours dans son lit, il était au Pays Basque et moi, j’avais mis avec des amis des voitures sur un train. Le rêve et la réalité ne se détachaient qu’à regret l’un de l’autre, il en sursautait un peu, admettait « j’ai dû rêver, alors », mais il me parlait minutieusement de la pression des pompes. Les pompes… Cette vie active qu’il a mis tant de temps à arrêter est restée la dernière intacte.

Il n’a jamais cru à la mort. Il est vrai que rien de sensé ne semblait l’atteindre. Pour ne citer qu'elle, cette petite histoire d'un après-midi de canicule, lorsque mon père qui refusait de boire autre chose que des bières dut relever son acolyte de facilement 10 ans son cadet qui avait fait un malaise en déblayant avec lui quelques déchets. Je n'étais pas là, mais même en voulant savoir, je n'ai jamais eu la réponse à cette question simple : pourquoi, retraité depuis des années - plus sensible à la déshydratation sans que soient nécessaires des températures extrêmes - travailler par temps de canicule, sans urgence, dans son jardin au lieu d'attendre 18 h ?Incertain.  

 

Il n'y a jamais cru. Je lui souhaite de continuer de faire comme si elle n’existait pas.

Il est entouré de précautions. C’est comme ça que l’on meurt, maintenant. On laisse approcher la Camarde précautionneusement.

 

 

Les bombes, les maîtres (le "Père Souris" - rien de religieux - et sa balafre de la guerre de 14, Monsieur Dutreuil,...), la guerre que si jeune tu as connu, gardé chaque événement en tête, ton travail, les autres, l’entraide, les clients, le Pays Basque déjà enfant, tout seul sur ton vélo, le sapin que tu nous amenais à Noël, ta façon de surgir, tes clins d'œil, la caravane, nos retards, ton .. caractère, le virus des 2CV que tu m'as donné (moi + pour leur esthétique), tes pirouettes et nous, qui nous te restons une énigme. Et toi qui pars comme un mystère. 

Si tu as des signes à nous donner là où il n'y a plus de retard, quand tu te seras repéré, n’hésite pas. Là-bas, je crois qu'il n'y a pas de méthode (un de tes principes favoris), tu n'auras plus à réfléchir. Il faudra t'habituer à la paix. Peut-être aurons-nous, enfin, des dialogues. 

J'étais soufflée, comme je viens de le dire, que tu laisse toujours croire, sans en dire un mot, être régi par d’autres lois que celles du commun des mortels. Non par orgueil, mais par inconscience volontaire. Mais je sais, maintenant que je te vois arrêté, les os saillants, que je n’y croyais pas non plus, pas pour toi. Je ne pourrai jamais dire les regrets éternels que je sais avoir déjà, mais que nous aurions continué à ne pouvoir réparer. Pour cela, il faut vouloir changer. Je n'ai pu faire que maintenant des gestes que je n'ai jamais fait, que tu n'aurais pas compris. Pas de ton époque.

Je ne peux pas te dire que j'arrive à admettre ce qui suivra. D'une certaine manière, je te construis des projets de futur, à toi qui es déjà parti, mais que l'on fait respirer si péniblement.  

Il y a longtemps que je ne montre plus que j’ai eu des socquettes. Mes souvenirs sont aussi précis que tes bombes. En, pour certains, beaucoup plus jolis. 

A demain, Papa.  

 

               Corine 

 

 

 

 

 

 


25/01/2019
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Vocation ! Tout s'épuise quand ça force

 

 

 

 

 

 

 

 

CE BLOG SERA OPTIMISTE QUAND IL LE POURRA

 

Ce sera certainement beaucoup moins régulier. Je préfère vous en avertir. 

 

je ne sais pas comment j'ai pu être drôle depuis l'été 2017 avec :

l'ASS 

la CMU 

une famille décomposée 

folie, mort et maladie rodant tout près, à soutenir d'une façon ou d'une autre (moralement, de plus en plus difficilement)

à la recherche d'un nouveau toit (mais j'en ai un)

en entretiens (emploi) infructueux et trop peu nombreux, dont un le jour de mon anniversaire (non encore guérie d'une aphonie/laryngite le 30/11 ! Mine, toux, son !!! Pas évident de mettre en évidence des atouts ce jour-là)...

mais j'ai pu, apparemment trouver l'humour sur 90 % de ce blog. 

Ce sera difficile d'être drôle, car c'est trop long, tout ça. 

Je n'ai pas de gilet jaune (sympathisante au début, mais les gens ruinés qui n'y sont pour rien, ça me met très mal à l'aise),

 je m'épuise de résister, quand tout recule alors que j'entreprends. 

J'ai de moins en moins de temps - et d'espoir - pour faire front partout. 

 

 

Je ne demande rien, je constate. Après tout, pourquoi ne pas tout dire. Il y a tant de mystères !... Mais quand on les révèle, ça déçoit, non ? 

Quoique... A une époque d'empathie collective...

Je me souviens du regard de cet homme (apparemment retraité, certainement averti que la vie n'est pas faite que de bonnes fortunes) dans une grande surface il y a quelques mois qui, en voyant la pointe de mes larmes, a tressailli et aussitôt regardé ailleurs. Je ne les montrais pas et aurais préféré ne pas les contenir. 

Vite, vite, fuyons les chagrinés, ça s'attrape.

 

Il y a quelques années, j'ai été de celles qui commentaient et exprimaient leur sympathie envers une blogueuse qui m'étonnait néanmoins de parler principalement de pathologies dans leurs détails les plus enfouis (un problème : elle nous confondait. J'étais obligée de m'excuser, un peu gênée, de ne pas être malade et d'avoir fait la connaissance de son blog par les poèmes qu'elle écrivait aussi.)... Alors pourquoi pas ? 

Je m'enfouis donc présentement pour faire l'état de mes lieux. 

 

 

 

Bonne année à vous qui passez régulièrement, ou par hasard.  

  

 

Je continuerai à répondre avec plaisir à vos commentaires. 

Je ne vous souhaite surtout pas, "mes pauvres", certains des vœux que j'ai reçus. Les personnes inconnues sont parfois plus positives que celles du sang, ou des alliances. Ce n'est pas rare, mais savoir que cela existe chez d'autres ne m'amuse pas plus. La famille doit être un refuge. 

 

 

Une mention spéciale pour la "bienveillance" de ma marraine qui m'a portée sur les fonts baptismaux tout bébéInnocentIncertain (du classique !), pour qui exister et se battre, aider par devoir, envoyer des lettres de motivation, agir, créer, aimer, rêver n'est pas ce qui prime.

"Travailler, Corine". Pied de nez Mais, qu'est-ce que j'ai dit il y a 2 minutes, marraine ? L.M, CV, entretiens ... ? Il y a des gens violemment bouchés. Le comble est qu'il leur arrive d'être amers. Je vous souhaite de les éviter. 

 

 

 

C'est ainsi qu'on fait peur à ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'ici. 

 

Sur le travail, "chère" marraine (qui ne me lis pas - dommage pour moi - toi dont je ne confierai évidemment pas le nom), que je mentionne en symbole, toi qui t'exprimes si militairement (je présente mes excuses aux militaires dont quelques-uns sont peut-être des agneaux chez eux), sur mon rapport au labeur, sur "les autres", sur les maux économiques, j'aurais dû te montrer ce qui suit et t'expliquer, si la capacité d'écoute t'appartient  encore, que les remerciements que ces personnes et moi avions échangés ne s'improvisent pas, que je n'ai pas, depuis, changé d'aspirations, ni de valeurs humaines. Je n'ai jamais fait semblant d'être quelqu'un d'autre. Cela m'évite d'avoir à baisser les yeux. 

Avoir à discutailler pour prouver (?) ce que je suis est un mal supplémentaire. Et puisque je craque, et puisque j'en parle, autant apporter un élément effectif au dossier qui s'ouvre. C'est triste, mais un ulcère me sera peut-être épargné de chasser ces influences négatives. 

 

 

J'ai gardé leurs cadeaux, dont la montre longtemps portée, cassée, réparée, re-cassée qu'avait choisi Marie, que je conserve dans une petite boîte. Je ne la regarde pas, je sais qu'elle y est. Tous n'avaient pas signé, mais ils étaient nombreux à s'être cotisés. 

Des enfants que je n'ai jamais connus avaient peint un petit plateau, des pots de yaourts que j'ai toujours. Des enfants des dossiersEn pleurs. Je ne m'attendais à rien. 

 

Il y en a eu d'autres, de petits mots gentils aussi. Ce n'est donc pas la plus récente, mais c'est celle pour laquelle j'ai le plus d'affection sur le plan professionnel : 

Carte d'au revoir du CHU-1.jpg

 

 

 

 

Carte d'au revoir du CHU-2.jpg
Des écritures se ressemblent, mais de près, on voit très bien les différences et l'authenticité. J'ai failli cacher les noms, mais quel mal qu'ils y soient leur ferait-il ? Aucun ! 

 

 

Ca fait moins peur ? Il n'y a pas mon prénom, mais elle m'était remise en mains propres. Il faut me croire sur parole, ou rien !!! 

On peut toujours se dire, même s'il y a eu pas mal d'événements ensuite, qu'en effet, Serge, c'est dommage. Touchant de me l'avoir dit (je n'ai pas attendu aujourd'hui pour le penser).  

 

Et si, et si et si.

 

- Et si j'avais eu autant de tempérament à l'époque qu'aujourd'hui ?

 

- et si je n'avais pas alors fait un burn out, avec ces dossiers qui cachaient le jour des fenêtres, de plus en plus imposants au cours des années sans pouvoir faire davantage que + et + ? 

 

- et si j'avais eu un hobby qui m'aurait mieux permis de me comprendre que ne le faisait ma vie privée en ces années ?  

 

- et si je n'avais pas changé de région (à 2),

 

- et si je n'avais pas toujours trouvé un boulot en revenant ((à 2))

  

- Et si j'avais deviné ne plus trouver, ailleurs, le même respect ? Des sympathies, vives, ça oui, j'en ai retrouvé. C'est toujours important. De coriaces inimitiés (moins) aussi. 

 

 - Et si j'avais cru au(x) point(s) de non retour, aurais-je continué à "muter" ? (certainement pas). J'ai aimé apprendre, m'enrichir de ce que j'ai gagné de mes diverses expériences. 

 

- Aurais-je pu croire à un gros, gros ennui, entre votre époque et aujourd'hui ? (combattu sans cesse, non pas mortel, mais transformant ma vie) ?  

 

 

J'ai perdu, de plus, toute crédibilité en cherchant la fiabilité. En tous points, ça n'est pas possible.  

 

 

 

Tant de souvenirs dans ce lieu qui m'a valu cette carte de signatures.

Nous retrouvions nos sympathies, certaines un peu distantes, d'autres franches. Il ne peut y avoir une pleine entente sur un tel nombre.  

Nous recevions à peu près tous dans nos rôles respectifs bien des agressivités, subissions la pénurie de budget, la disparition de postes. Le travail était par conséquent redistribué. Je me rappelle quelques mesquineries (il y en a partout, mais je l'ignorais, par une petite pointe de naïveté qui subsistait sans doute), je me souviens de l'hyper-stress, mais de quelques solides solidarités. Le hic était que les meilleures volontés ne pouvaient rien changer. Rien. Nous avions tous les poings liés. A cause de cela, je comprends encore pourquoi je suis partie. 

 

Marie et les biscuits aux céréales :-), qu'est-ce qu'on a pu s'empiffrer ! "Merci pour tout" me vaut une nouvelle émotion après les acides critiques des premiers jours de 2019 ...

 

 

« Un jour, je trouverai des gens qui leur ressemblent sans les énormes astreintes de cette structure ». J'y ai cru. J'ai bossé presque autant pour de moins en moins (de salaire) et de fausses promesses. J'ai bougé, me suis adaptée, ai changé encore, toujours pour de vraies raisons. Cela, je ne peux me le reprocher. 

 

Je l'ai dit, déjà : je suis le produit de la digestion de deux personnalités aux convictions adversaires : d'un côté, un sentiment de l'oppression d'un hasard hostile et de l'autre, l’incapacité à croire qu’il n’y a rien à faire.  

Cela me suggère l'idée des signes du zodiaque, si l'on y croit. De l'ascendant ou du signe, l'un finit par prendre le pas sur l'autre. Mais lequel ?  

 

Récemment, j'ai eu des nouvelles de deux des personnes présentes à ce pot de départ par le biais du journal Sud-Ouest. J'ai été étonnée que quelque peu éloignés (Strasbourg-Bordeaux, puis Pays Basque-Bordeaux), si actifs, il ne se soient jamais perdus. Les pages du quotidien racontaient leur engagement dans une cause humanitaire. Ils sont restés des gens bien, très bien. J'ai gardé l'article, à côté d'autres dans un tiroir. Je ne jette rien de ce qui a compté. J'ai souri et...

Je préfère continuer à rire du souvenir d'un rapprochement qu'un matin, "Serge-le-chanteur" (l'un des 2) avait jugé approprié de faire entre mon état capillaire du jour et celle du chanteur des Cure, Robert Smith RigolantRigolantRigolant (dont il était encore plus fan que moi). Ou de "l'atmosphère confinée" Rigolant Ca, c'est une autre histoire. 

 

  

 Robert Smith .jpg Robert Smith Sourire

 

 

 

 

****************************************

 

 

Moralité, pour seule conclusion au début de ce billet : il ne faut pas juger définitivement sans connaître, mais le pire est ceux qui n'ont aucune excuse pour tout confondre. 

 

Cette histoire n'en est qu'une parmi d'autres que je ne connais pas. Il se trouve que c'est la mienne. 

 

  

 

                                                                      Corine 

 

 


09/01/2019
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The pretty things don't go to hell

 

 

 

Né le 08 janvier 1947. 

 

 

 

Il fait froid, il fait prévisible, il fait piètrement drôle. 

L'ennui a rajeuni en claquant la porte derrière un de ses pires ennemis parti sans choix, ni navette dans les étoiles.  

 

 

Nous ne nous reconnaissons pas forcément, mais je crois qu’aucun homme n’a eu autant "d’enfants".

 

 

There is no sticking plaster. Thinking about you neither. Déçu

 

 

 

 

 

You know Sir, I was driving. It was about 1 a.m when I looked at the sky... to check. Is it that silent ? I don't want to believe life after death is a myth. Nothing revolutionary in my thoughts : we hope, we bet, we pray, we deny, but whoever we are we speculate. To be a believer or not to be. Don't we suffer from a dearth of resources, imagination or trust to seriously conceive life after ... as a huge molecular shift ?Incertain And yet ? There may be so many other ways, as well.

I wonder if I shouldn't smoke on second thought. Or single-handedly submit my adoption file by the Bogdanoff (whom I've never read and vice versa. One thing in common ? Definitely not science ! Maybe fancy ?) 

(vous savez, Monsieur, je conduisais. Il était environ 1 h du matin quand j’ai regardé le ciel... pour vérifier. Est-il silencieux à ce point ? Je ne veux pas croire que la vie après la mort soit un mythe. Rien de révolutionnaire dans mes pensées : nous espérons, nous parions, nous prions, nous nions, mais qui que nous soyons, nous spéculons. Etre croyant ou ne pas être. Ne souffrons-nous pas d'un défaut de moyens, d'imagination, ou de confiance pour concevoir sérieusement la vie après ... comme un immense déplacement moléculaire ?IncertainEt pourtant ? Il pourrait y avoir tant d'autres voies, aussi.

Je me demande si je ne devrais pas fumer, à bien y réfléchir. Ou déposer le dossier de mon adoption par les Bodnanoff (que je n'ai jamais lus et réciproquement. Un point commun ? Certainement pas la science ! La fantaisie peut-être ?). 

 

  

 

Ferais-je mauvais ménage avec la vérité ? :-) Vos rapports avec elle étaient drôles (les miens ne le sont pas). 

 

Although I also lied. By omission. I was looking at the clock in my car, watching the last second that would split time....

between January 7th and January 8th. The road, the clock. When it happened I stole a glance at the sky and kept driving.  

(Bien que j’aie aussi menti par omission. Je regardais l’horloge dans ma voiture, guettant la dernière seconde qui diviserait le temps ...

entre le 07 et le 08 janvier. La route, l'horloge. Quand cela s'est produit, j'ai jeté un coup d'œil au ciel et continué à conduire.

 

 

 

*************

Have I gone mad ? I am afraid so. You’re entirely bonkers. But I tell you a secret : all the best people are” - Lewis Carroll "Alice au Pays des merveilles". 

« - suis je devenu fou ?

- j'en ai bien peur. Vous êtes complètement cinglé. Mais je vais vous dire un secret : toutes les meilleures personnes le sont. »

 

 

 

Do I feature among these best persons ?! I really don't know ! But "mad" ? Yes I am in a way. I should say it's worse. 

(est-ce que je figure parmi ces meilleures personnes ?! Je ne sais vraiment pas. Mais "folle". Oui, en un sens. Je dirais que c'est pire. 

 

 

There is no sticking plaster. 

I wish I was kidding again. I wish I was amazed without pain. Mind boggling and brave Bowie. 

God bless you, Mr Jones, for real. 

 

We are older. 

 

 


 

 

 

 

 

Ecrire sur ce 08 devient prévisible aussi.... Déçu Aujourd'hui, en 2019, je n'ai pas écrit à reculons, mais je l'ai fait brièvement. Je n'ai pas écrit sur David Bowie, ceci expliquant cela. J'ai écrit sur un sentiment. Quelle drôle d'impression cela fait maintenant, d'écrire ce nom dont même les pubs s'emparent.  

La Poste avait sauvé l'honneur 15 ans avant. Et Vittel.

 

J'étais partie pour ne presque rien dire en janvier 2018. En fait, c'est impossible une fois qu'on commence. J'avais tout fourré dans mes propos, allongé quelques lignes, plus ou moins adroitement, ça, je m'en doutais bien. Il y a trop de choses à dire, pour que je sache en parler. 

 

https://www.corinenlumiombres.com/inoubliable-present-ici-mime

Je doute fort que vous soyez nombreux à me lire sur toutes ces pages.  Peu importe. Vraiment, c'est l'extrait de cette pièce qui compte. 

 

Depuis, Lindsay Kemp a rejoint son élève...

                                                             

                                                                 

                                                                            Corine 

 


08/01/2019
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Jolis monstres !

 

«T'as ton coeur
A ton cou
Et l' bonheur
Par en d'ssous
Jolie môme»
         Léo ferré 
 
 
 

Un monstre n'est pas inévitablement laid, ou difforme. Il s'écarte de la normalité.

On pourra toujours dire que ceux-ci ne sont pas issus d'une mythologie !

 

 

 

 

 

Quel que soit le rythme de votre vie, si vous êtes inoccupé/e à une heure que vous ne pouvez utiliser, mais devez laisser entourée de silence, je vous propose un usage différent de vos boules Quiès (vous en avez forcément dans un tiroir, cherchez bien !). Couché/e, sans bouger, on ne voit ainsi pas le temps filer.

Un/e compagnon/e (oh c'est ch.. pénible, l'écriture inclusive ! "Gne" "compagne" !) de vie endormi/e Pied de nez (je vais l'abandonner l'écriture inclusive, elle ira s'inclure où elle veut), dans votre lit, ou un voisin de chambre d'hôpital ne vous reprochera rien (j'ai pas dit "voisine" ! Quelle rébellion. J'ai le gilet qui serre un peu). 

Ou j'en étais ? Ah oui, les boules ! A travailler dans le lit sans réveiller l'autre. 

A ce propos, dans l'exercice de votre art naissant, évitez de rire. 

 

 

 

 

 

                   bonhomme Quiès main blog.jpg + 1 bic

                                                                                           

  Malaxé; tordu dans tous les sens, il a ses défauts et les stries de sa cire, mais n'effraie personne :-) Enfantin, joyeux

 

 

 

 

                  Bonhomme Quiès tete chapeau blog.jpg

 

                  C'est par le chapeau que j'ai commencé. 

 

 

 

 

 

 

 

              Bonhomme Quiès entier.jpg Un selfie ?!

         Il y a eu un bin's avec la photo ! Toi et mes doigts semblons avoir passé 2 jours dans l'eau. Je plaide coupable Sourire  C'est mal réglé

 

 

 

 

*************************************************

 

"L'évadé d'Alcatraz" avec le sieur Eastwood. Revu avec la même joie, mais avec cette fois, en sus, l'irrépressible envie de m'inspirer de la fin. 

Je ne vais pas flinguer le suspense du film pour ceux qui ne l'ont jamais vu, mais ne disposant de pratiquement aucun des outils nécessaires, j'ai cependant joint le geste à la parole. Irrépressible, j'ai dit ! 

 

 

Avec, pour matière, du papier essuie-tout de cuisine que j'ai imbibé d'eau, j'ai pétri cette gargouille. C'est un autre procédé !

Je ne sais pas comment est sensée avoir séché la créature de l'Alcatraz, mais le mien a mis deux jours !

Eastwood/Frank Morris avait du papier journal, pas de l'essuie-tout ! C'est plus mâle Rigolant

 

 

 

 

gargouille 17.12.18-1.jpg

 (l'intérieur de la bouche semble torturé aussi : ce ne sont que les bandes vertes et rouges du papier, que l'on voit moins sur le visage). 

 

 

 

gargouille Gimp.jpg

  Que me feriez-vous dire ? 

  

 

 

 

Oui, que lui feriez-vous dire ? 

S'il vous plaît d'en décider,

c'est à vous que je laisse ce soin !

 

 

 

                                                      Corine 

 

 

Ps :

* mon 1er APN, bien que pieusement conservé, s'est mis en état de mort cérébrale - constat fait il y a quelques jours. Il avait quoi ? Un peu plus de 8 ans ? Encore une obsolescence programmée. 8 ans ! Tout neuf, quoi ! Sérieusement, le plus fiable. 

* La lentille de mon second et dernier APN en date, malgré des secours intensifs et le fait que j'y tienne, a rendu son beau tablier rouge. Tout ça pour une chute (la sienne, moi ça va, je vous remercie) il y a quelques mois. Oh la rancunière !

Elle avait quoi ? Bahf... Bref, une apprentie.   

* Un tél. s'est très rapidement mis en mode japonais et refait avec constance son programme, sans me consulter. Inutile de dire que je ne parle pas japonais et qu'autour de moi non plus. Il rendait de très belles photos qu'il m'a cruellement effacées. Il m'arrive de le relancer au pif, ce à quoi il répond par un vicieux son suraigu. Mon obstination a parfois marché (à 9-10 %, sans jamais échapper au son hystérique de départ, quoi qu'il en soit). Il faut voir à qui on achète, aussi, en ligne... Première énormité rencontrée, malgré l'expérience de ces transactions et ma méfiance. Ca apprend quand même ! 

Les APN, les portables, les montres .... Il y a quelque chose qui ne va pas entre nous.

 

2019 résolution n°105 : se mettre au japonais. J'ai l'encre et le stylo. 

 

 

 


19/12/2018
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Aïe ! Les pierres !

 

 

Tout est refait, mais trop. 

 

La personnalité de l'immeuble n'habite plus dans ses appartements.  

  

Il est vieux, ils sont neufs.

 

La collision entre XIX° et XXI° siècle a fait des accidents, les pierres sont blessées, asphyxiées sous des masques de peintures rapides. 

Il n'y a pas eu de concession, pas de générations intermédiaires entre ces styles qui se vont mal.  

Ce lieu a l'air d'avoir subi un lifting raté, dans un vieux quartier où les pavés sont encore là pour parler de leur jeunesse.

Encore un où le charme se perd quand on y pénètre.

 

 

Ce qui reste aussi beau que devait l'être le bâtiment d'origine sont la façade (aux pierres apparentes), la rampe et le couloir (en homogénéité avec la façade). Je n'ai pas de fortune, je ne suis pas une enfant gâtée, mais je suis une dévote de la pierre apparente.

Réac ? Peu m'importe. Si on se souciait toujours de ce qui est à la mode, en rougissant de ce qui ne l'est pas, on ne s'écouterait plus ! Pour habiter chez soi ?! Ou s'habiller ? Ou se maquiller ? Il y a obligatoirement un moment où nos penchants profonds ne suivront pas. M'en préoccuper, je ne peux pas. Je ferai au moins l'unanimité en cela : les lieux de vie doivent nous ressembler (comme le reste).

 

 

 

Incertain

Je ne vois pas 36, mais 1 solution, après plusieurs déceptions : louer le couloir, ou l'acheter à tempérament.  

 

 

« Mais oui, Monsieur, acheter votre couloir. C'est pour construire à l'intérieur ! Bien sûr que non, je ne me fous pas de vous ! »

 

                                   

                         

Cocher, nous rentrons !!!

 

                                                     RigolantRigolantClin d'œil

 

     

                                                                Corine 

 

 


09/12/2018
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08 décembre : hommage + renversement tout neuf

 

 

Il se trouve que le 08 décembre, je n'oublie jamais John Lennon qui nous a été ravi par un fou le 08/12/80. Je ne me parjure pas (!) : je n'ai aucune envie de faire de ce blog un espace mortuaire, mais quelques petites révérences ne font de mal à personne. 

Il se trouvait que je mettais souvent le même film ("clip" n'est pas tout à fait le mot), parmi ceux que je préférais de Lennon, dont j'aime tant la chanson "Gimme Some Truth". 

 

Il s'avère que ce 08 décembre 2018, elle a une connotation particulière et ressemble à un vieux miroir qui nous parlerait du présent. "Power to the people".

 

Mais je suis spécialement "ravie" de constater que l'on ne peut plus accéder à ces images jusqu'ici disponibles, à ces scènes en extérieur, quand de doux illuminés le suivait comme on suit un meneur-sauveur qui s'essaie à la rébellion. 

Nous sommes libres, mais n'avons plus le choix d'éviter d'autres titres que celui que l'on désiresans passer par des interviews de Yoko Ono. ou des images de révolution liées à une autre chanson, trop violentes à mon goût. Il s'en serait peut-être encore moqué, mais en quel honneur devons-nous passer de force par le pamphlet de Lennon contre ce "pauvre" Paul McCartney dont tout le monde se demande bien comment il trouve le sommeil ("How do you sleep" ?) depuis 1971. J'aime bien McCartney, moi et je comprends très bien qu'il dorme sur ses deux oreilles ! 

Faudrait-il écouter ce qu'on n'aime pas pour entendre ce que l'on préfère ? N'en écouter et voir que des tronçons ? C'est moralement cher payé !    

Nous avons l'option du lien vers "Gimme Some Truth", mais sans mouvement, sans image, juste une pochette d'album. Du classique un peu statique. J'aime autant mettre un CD.  

Si je ne suis pas libre de choisir, ça ne sent pas le parfum sur lequel j'aime rêver de ces années 70. Alors je ne mets rien. 

Une pensée émue pour Lennon. N'hésitez pas à vous jeter sur un titre qui vous fait envie. Je n'y ai pas manqué. 

 

 

 

 

Il se trouve que j'ai une forme de curiosité toujours en alerte et désespère plus souvent qu'à mon tour de ne pouvoir être submergée par une admiration nouvelle.  

Pourtant j'attends, pourtant j'écoute. Hier, je fredonnais un air tout frais sur «le spleen (qui) n'est plus à la mode » et « ce bonheur, si je le veux, je l'aurais » ("Tout oublier" par Angèle et Roméo Elvis), contente de trouver quelque chose qui me plait pas mal. A défaut. 

 

 

Les coups de foudre arrivent toujours par hasard. 

Il y avait trop longtemps que je n'en avais pas reçu un dans le ventre pour une chanson. 

C'était tout à l'heure, en fouillant les stations de radio, effectivement par hasard. Inconvénient courant : aucun nom, on passe au suivant sans savoir qui on vient d'entendre !

Moteur de recherche. Essayons avec le plus de mots possibles, cette fois : "ne fais pas attention au désordre, je veux la paix". 

Réponse : Alister. J'arrive 10 ans après la sortie, dans le désordre des années, mais vous connaissez aussi bien que moi l'expression : mieux vaut tard...

 

 

Ecrire le nom de Lennon le 08/12 a pour moi la valeur-symbole, même si elle paraît contradictoire, de tuer la trace de son assassin. Lennon que l'on aurait tort d'aimer de trop loin, de placer dans un passé respectueux, Lennon qui n'aurait jamais cessé d'être un artiste primordial. Qui ne cessera, d'ailleurs. Je crois qu'il n'aurait jamais pu se taire longtemps et ç'aurait été tant mieux. 

 

 

Ceci fait, en attendant de l'écouter plus largement et d'acheter un premier CD, je passe le lien vers Alister. 

"DESORDRE". Renversant. J'aime l'ironie (à commencer par le contraste entre les paroles et le chœur), j'aime tout, tout, tout jusqu'aux dernières paroles sur un rythme qui ralentit... Magnifique. 

 

 

                                                           Corine 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               

Ps : lu "a collaboré avec Adrienne Pauly". Adrienne Pauly ! Elle est géniale. Rigolant Je ne prends aucun risque de ne pas aimer et ne vous en fais courir aucun si je vous les conseille d'ores et déjà tous deux, sans en avoir écouté + encore de cet auteur ! Ca va venir ! 

 

 

 

                

 

 


08/12/2018
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Géniale Maria Pacôme !

 Maria Pacome photos.jpg

 

            J'ai choisi cet extrait parce que j'aime ces acteurs, que c'est idiot, mais drôleSourire. Elle était actrice de cinéma, mais Maria Pacôme m'arrivera toujours comme une trombe en mémoire, merveilleuse actrice et auteur de théâtre. 

 

             Elle râlait, écrivait, mais n'a jamais réécrit de pièce, à mon très grand dépit. Je n'ai pas entendu de ride dans son humour il y a quelques années. Dommage (que nous n'en ayons plus profité).  

 

           L'élégance, le charme, l'originalité du ton, le talent, l'immense humour de cette femme, très "cash" aussi me resteront comme une des inégalables (qui pourrait oublier Jacqueline Maillan ?). 

 

           Rien à dire de plus. Il faut la revoir et c'est tout bête : quand on ne la connaît pas, il faut la découvrir !

 

 

.

 

Il y a toujours moyen de rire quelque part. 

 

                                                                      Corine 

 

 


02/12/2018
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Communiqué :-)

 

 

 

 

PAR SUITE D'UNE EXTINCTION DE VOIX, CE BLOG FERME MOMENTANEMENT SES PORTES. 

 

 

 

                                       SI  

 

                                                                           

 

Ah si 

 

                          malgré tout 

 

 

                                         je ne vous le fais pas dire

 

 

Il est bon de conserver comme vertu la rationalité la plus pure. 

 

 

 

 

 

 

                                             Couvrez-vous bien tous ! 

                                             Saluto 

 

                                                                  Corine 

 

 


22/11/2018
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