Miss MiscellaneaCorine

Miss MiscellaneaCorine

C'est l'effet Z

 

 

Il faut ça. J’ai un tube de cachets Speed Dopam/Sérotonine double action à moitié vide ou à moitié rempli, selon que l’on voit les choses, à coté de mon coude. Le droit. C’est important

Il faut lire, comme dirait Dany Boon. Ou François Busnel.  

C’est vrai, mais moi, je veux garder mon équilibre rieur. 

 

Je termine l’année avec une certitude. J'en avais l'intuition. Consommer Stefan Zweig avec une excessive modération.  Aucun prosélytisme négatif. 

On ne peut pas ne pas s’accorder à dire qu’il est impressionnant, que son écriture est aussi splendide que son intelligence.

Mais un extrait et "on" se demande si "on" ne se ramène pas, enduites à la cire, toutes les pathologies mentales de la terre.

Alors vous comprendrez que. Je sens que vous me poussez. Nah.

 

Il y a un train qui roule sur la page. Il roule vite. Le dépliant, le dépliant.

Effets secondaires. J'ajoute à mes connaissances que le Malibu et le Guronsan, c’était de trop. Ou la Margarita. Dont acte. Ca se combine mal avec la Speed Dopam/Sérototine. 

 

Il perd ses plumes, ce train. Zones grises.  Ca fait des bulles avec les cachets. J'ai les mains qui frisent. 

Une moustache me regarde avec tristesse. 

 

Qui a pu lire ses livres l’esprit serein me jette la première pierre (c’est quoi, cette bosse ?).

Quand je pense.... que Natascha Kampusch ELLE-MEME, (dont je viens de prendre connaissance de l’actualité récente - avec un retard de plus d'un an) parvient à lire « Le joueur d’échecs »… ???

 

Ne me cachez rien, il faut être fort : je suis une petite nature. A côté de Miss Kampusch, ça ne m'apprend rien. Mais tout de même. 

J’ai dû tomber sur le mauvais extrait de lecture. 

 

Je vais repasser la page au fer chaud et regarder à l’envers. Ca a un drôle de goût, ces machins. J’ai les cils gelés. Avec les mains frisées, c'est pas commode. Les cocktails, on ne le dira jamais trop, c’est fait pour les pros.

Je vais rompre avec la zérotonine et le Caribou. La Marguerite, je t'aime un peu, beaucoup, mais c'était trop, comme ça. Tu n'y es pour rien. De l'eau claire.  

 

« Le joeur d’échecs »… Une page. J’ai plongé à l’envers (ça se fait), j’ai passé en revue mes idées en ronds, leur nombre, j’ai couru pour reprendre l’air et pour ne pas qu’elles se rencontrent. Il faut toujours promener ses idées. Elles ne le demandent pas, mais c’est comme les chiens, en moins gentil.

Je suis rentrée, le visage et les pensées clairs, les bras ouverts.

C’est bien beau, la vivisection des sentiments, le génie littéraire et de l’analyse, mais les profondeurs asphyxiantes, c’est drôle, mais ça n’est pas le premier choix que j’aurais fait dans cette énumération !

Cela représente ça aussi, ce talent prodigieux : on est pris, très, très fort, très serré. 

Je ne savais pas qu'une majorité de gens était à ce point équilibrée. Il est très, très lu Monsieur Zweig. Une distance doit être nécessaire. Je ne sais pas lire avec distance.  

Et puis, comment oublier le dernier "choix" de cet homme ? (avec de grands guillemets. Ce n'est jamais un choix).

 

Je suis forte, je suis forte, il paraît. MAIS je suis une petite nature, je vous dis. 

Mode d'emploi éclairé : avec modération. Un par un, tous les 3 mois et en journée. 

 

Un jour, j'essaierai de faire une suite d’hommage sur Natascha Kampusch qu’elle ne lira jamais. Il n'est pas indispensable que les marques d'admiration soient lues pour exister. C'est toujours mieux, incontestablement, mais je pense qu'elles doivent se contenter prioritairement de servir "l'objet" de cette estime. 

Un jour, je l'espère très fort, une interview d'elle sera menée au présent, au présent seulement.  

Je me suis dispersée. C’est l’effet Zweig. 

 

J’ai éteint le gaz.

Je viens de mettre bas d'une coquille dans le train (on comprend après !). Sourire

 

   

                                                                               Corine  

 

 

Ps : si les cachets sont pure fiction (et les mélanges aussi), pour Natascha Kampusch, c'est vrai. Et l'effet Zweig aussi (enfin pas jusque-là !  Le dire me semble superflu, mais je le dis quand même !). 

 

 

 

 



15/12/2017
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