Miss MiscellaneaCorine

Miss MiscellaneaCorine

Lucien-Edouard

 

 

3 jours, des heures au grenier, le vôtre, Mamie et toi, puis celui de votre fils. 3 jours, une rencontre.

Toi, le fameux grand-père... Nous nous sommes vus sans nous connaître, arrêtés dans notre fréquentation à l'âge où ma mémoire n'avait pas la capacité d'enregistrer pour les années qui allaient suivre. Je n'ai aucun souvenir de ton visage devant moi.

"Papy Edouard", arrêté dans une de ses passions : la vie.

 

Tu m'as hantée, non pas obsédée, mais tu prends plus de place avec ces temps de deuil de ton fils, ces mois qui s'égrainent sans que l'on ait le temps de voir les saisons. Et c'est l'été. Depuis quelques années, aucun 30 juin ne m'est indifférent. 

Je n'ai jamais, dans la mienne, de vie, eu à brasser autant de choses, de papiers, d'objets, de dossiers pour un déménagement, tu sais Papy. Je n'ai jamais été celle qui trie de peur qu'on jette trop ce qui n'est pas à moi. Personne de notre famille n'habitera plus ici. 

Je suis soudain le gardien inexpérimenté d'un temple de plusieurs générations.

T'es d'accord ? Classer l'ordre d'importance de ce que l'on jette soi, ça peut encore aller, mais trier ce qui appartenait aux autres... C'est délicat. Ca tombe encore sur moi. Enfin non, c'est pas vrai. J'ai voulu voir et qu'on ne fasse pas n'importe quoi contre lequel on ne pourra (encore) plus jamais revenir en arrière.

 

Je fais connaissance avec toi plus directement par la lecture de lignes de ta main, par le toucher.

Je te redoute et j'ai envie de te rencontrer. J'ai tant entendu parler de toi et chuchoter sur toi plus encore. J'ai écrit quelques lignes que je n'inclus pas ici (on y serait encore dans 2 jours). Une autre raison est que je ne suis pas sûre de tout.

Peu importe, en revanche, si ce que je relate ici est inapproprié à un blog, ne plaît pas, ou trop long. Car c'est un excès de pression que j'essaie de calmer par l'écrit après être passée par la parole et pas trop comprise. Je suis « une grande sentimentale ». C'te bonne blague ! Ben oui et bon ?!

Je savais que tu avais été radio au service national, j'ai vu beaucoup de photos de pays étrangers où on ne va pas vraiment en vacances. Pétard 2 ans obligatoires, le service ! On savait vivre à l'époque. Tu as dû "fulminer" !

 

Je m'en doutais, au poids. De belles épreuves photographiques sur verre, de paysages, de proches et d'amis, vu le nombre. J'espère que tu as tout fait développer. Je les lève devant l'ampoule, un œil plissé. Que ne faisais-tu pas ? Je le savais, mais le savoir théorique enseigne peu en cette matière. Tu es de ceux qui ont profité au maximum de ce que ce changement de siècle offrait à votre faim de connaissances.

 

J'ai trouvé le tout petit calepin de 12 cm de ton service militaire écrit au crayon à papier, de temps en temps à l'encre, d'une minuscule écriture. Je te lis difficilement. L'espacement entre les dates, sur 12 cm, te laisse à peine plus de 5 cm/jour pour noter. Une description ou un roman étaient impossibles ! Une demi-ligne sur ton activité de radio. Tu es très bref, tu ne cherches pas à rajouter de lignes sur le côté comme je l'aurais fait. J'ai assurément tiré mon sens de la concision de toi. :-) 

Tu écris souvent sur la météo, le rythme du temps (lever, coucher), de ce qui se passe bien, de l'importance de la liberté 1 journée entière. Je ne sais pas si tu t'es rendu compte que tu as écrit 2 fois le mot en 2 phrases. "Libre".

Tu notes les jours où tu envoies des lettres, ceux où tu en reçois.

L'heure tardive de ton sommeil excessif, "levé à 9 h", m'a fait rire. Je me souviens de ce qu'on m'a toujours rapporté comme étant un de tes leitmotivs : "l'avenir est à ceux qui se lève tôt" (encore un atavisme !!!). Je sais que tu le tenais en haute estime et en pratique. Une annonce de voiture à vendre sur le journal dans tes années fertiles ne t'avait pas échappé à l'aube ; tu avais remporté l'affaire. Toujours en éveil, en action. La voiture n'est qu'un exemple.

 

J'en reviens au mini-calepin. Je lis tes jours de "tôle" sans regret, certainement dû à ton fort caractère.

Beyrouth est une étape.

Homs et Palmyre une autre.

 

Tiens, il y a celle-là ( de 1922, dis donc !) :

02/04/1922 :

« Aujourd'hui levé très tard : 9 h mais nous ne pouvons pas sortir ma section est de piquet d'incendie cela fait que nous sommes consignés toute la journée. Cela fera 3 dimanche que je ne sors pas. Heureusement qu'il ne fait pas beau. Le temps est triste et couvert on dirait un vieux jour d'hiver de France.

(...)

je profite de cette journée pour écrire chez moi. »

 

 

Je tourne les pages. Je plonge et j'oublie presque où je suis et le mirage de l'espace/temps qui nous sépare. Il va falloir les protéger, certaines sont presque effacées. Je lis malgré tout sur la moins nette qu'il a fait une belle journée.

Je crois savoir que tu préférais penser les verres à moitié pleins qu'à moitié vides. Une belle journée, la peau au soleil, l'horizon sous tes yeux.

 

 

Entre tous ces dossiers, des cartes d'enfance de ton épouse, de votre jeunesse, les lettres aimantes de votre fils, je lis la vie de votre trio quand personne, ni ma mère, ni leur fils, ni moi n'existions. J'ignorais le goût de mon père pour le théâtre ! Pourquoi ne me l'a-t-il pas dit ? Lui qui parlait de mon imagination et savait mon goût pour la comédie ? Je souris de ses observations qu'il vous rapporte. Il était si jeune et fonçait, heureux de tout.

Et puis, qu'est-ce que je croyais ? On ne s'écrit pas à soi ! Je ne vois rien d'autre, de toi, que des notes, des lettres administratives, pas de carte de vacances écrite par toi conservée par quiconque. J'aurai peut-être une belle surprise, mais pour le moment pas.

Sous ces pièces d'histoire familiale, c'était trop beau, je suis tombée sur un grand carton blanc tenu par deux gros élastiques. Je l'ai ouvert. Nous y voilà... j'aperçois des cartes de visite à tranches noires dans une chemise. On était trop heureux avec ton carnet, ces photos et ces lettres. Ca ne pouvait pas durer. C'est plein d'enveloppes vides (?), de lettres fournies, de cartes entassées qui s'épanchent sur ce dernier jour de juin 70. Ton fils a fait pareil. Il est parti le dernier jour d'un mois (en janvier). Mais dans un lit. Pas tellement plus chanceux.

Quelle idée, aussi, de garder ces coupures de journaux sous un trombone les tenant à la chemise ? Et j'ai vu, tétanisée, ce nom, le nom en entier, cette ombre qui fait partie des non-dits les plus graves. J'ai lu ce nom et je n'ai pas tout de suite eu "envie" de crier.

Tu devais bougrement l'apprécier pour l'accompagner alors tu étais enfin libre, sans piquet, fraîchement à la retraite, au soleil, dans ce repos que tu méritais depuis 5 ans. Je lis sur ces coupures de presse une version encore différente.

Diraient-ils n'importe quoi ? Tu l'aurais réellement suivi parce qu'il était intéressé par une pièce ????Surpris Et alors ?

Toi si logique ? Pourquoi juste pour ça ? Aurait-il été aux abois, ou malade, j'aurais compris que tu accoure. Mais non, même pas piqué par une guêpe. Et pourquoi toi, pour le sauver d'un péril imminent ? Non, ça ne tient pas. "Une pièce" et la bonne fortune fait faillite.

Une des coupures est en tout cas du côté de l'entreprise et de l'EDF. Il est affirmé que des plaques de "danger de mort" vous ont avertis comme de vilains galopins que vous auriez été. Admettons, sans avoir pu constater. Mais rouillées, comment y auriez-vous cru dans une usine désaffectée, OUVERTE ? Comment peut-on laisser accessible ce genre d'endroit ?  Les 13 000 volts que tu as reçus sont la donnée objective, médico-légale. Anéanti en moins d'une seconde.

Ta disparation a choqué, coupant même des appétits. Tous étaient encore vivants, de ceux qui vous étaient proches, sympathies, connaissances, anciens ouvriers, anciens collaborateurs, ou collègues. D'innombrables condoléances début juillet, d'autres au retour de congés. C'était du temps où on trouvait du cœur, parmi les gens, pour être malheureux. C'était du temps où l'on prenait ce droit. Il y a toujours de belles personnes, mais depuis la fin du 20ème, Papy, on confond "grâce" aux médias, à la littérature, au cinéma, à l'air du temps l'expression du chagrin avec le pathos. On le voit partout. On s'en défie, on évite de trop en dire, de trop en faire.

Le pathos exagère, ça n'a rien à voir. Il n'est pas honnête ; le chagrin l'est. Ce dernier s'évite comme la peste. On essaie de nous apprendre à le taire, ou le blâmer. Je ne suis pas sauve de futilités (on ne vivrait plus sans elles), je cherche aussi le bonheur et le plaisir, je connais les artifices pour ne pas craquer, mais il y a des limites. Il n'y a que le marbre qui a le devoir de le rester. Personne ne demande d'avoir la douleur pour culture, quelle idiotie ! Juste d'accepter sa place sans se laisser envahir. C'est le plus compliqué, mais je suis fière d'être d'une autre époque. Je lui appartiens. J'aimerais juste être un peu plus douée, malgré tout, pour la canalisation des émotions !

 

Ces caractères sur le papier jaunis auraient pu s'estomper. Il n'en est rien. Ils m'amènent de force à essayer de comprendre. Un de tes cousins averti de ces choses avait mené son enquête. Il était certain de l'issue du procès. Echec. Ca ne t'aurait pas ramené, comme on dit, mais c'est juste dégueulasse. De cette fin, de cette "morale", je suis avertie depuis presque toujours.

Les mises aux normes actuelles ne préviennent pas toujours d'accidents à première vue incompréhensibles...

 

10 - 15 ans avant, j'aurais pu lui demander, à ce Monsieur C, sa version de l'histoire. Qu'il me dise enfin ce que je n'ai jamais osé demander à mon père qui a dû te reconnaitre dans cet état, à ma grand-mère qui fondit de chagrin et changea aussi de nature, voyant le mal partout. Tu es passé devant, dit-on dans ce journal. Tu étais toujours prompt pour tout. Tout faire, tout écouter, tout apprendre, entreprendre. On m'a toujours raconté que tu t'étais ravisé juste avant de partir, alors que tu avais rendu la réponse à cet homme qui la sollicitait (une considération réciproque, on a bien compris et  ça c'est toujours chouette/bath/trop bien).

On m'avait dit que tu avais, par curiosité, ouvert la porte de trop, celle qu'il ne fallait pas. Ce que je lis c'est une action instantanée, pas deux, pas de retour sur tes pas. Alors c'est encore pas ça tout à fait ?

Il a dû disparaître depuis, ce Monsieur Pierre Chaudoit. Je ne pourrai jamais lui demander la vérité. Je ne pense pas qu'il se serait permis de la déformer et je ne crois pas qu'on puisse oublier ça. Je vous en ai voulu un peu, à tous deux (bien moins à toi, évidemment, mais c'est tellement bête, cette imbrication de faits, qu'on s'en mordrait les doigts). « Bah, j'ai tout le temps d'être en vacances, maintenant » lui as-tu peut-être dit ? Tu n'étais pas du genre à te laisser forcer, donc tu l'a suivi, déterminé, volontairement, assurément.

Il aurait aussi pu me dire des choses simples, de quoi vous parliez durant le trajet vers Belin, de ce que tu avais dans l'idée pour ces mois à venir. Nous aurions un jour, chacun à son rythme, chacun à son âge, été en capacité de les recevoir. S'y faire non, car de toute façon, l'histoire est cruelle. Mais ne pas abandonner tes mots de bavard landais, ramasser quelques miettes d'existence.

Non Papy, il n'y a plus eu de temps. Ta chance s'est vengée de sa générosité (Trichloréthylène bu par inadvertance, accidents... cf. "Lui, eux, ces parallèles"). Tu n'avais pourtant pas compté que sur elle, tu avais bossé dur. Elle avait fait semblant d'être une amie.

En regardant ces lettres, je remonte vers l'horreur. J'ai 2 ans + les années que j'ai traversées. Je vois le pas de la longue aiguille pointue des secondes. Je regarde son allure qui se démarque des 59 autres sur 1 minute, pressée de faire le mal. Je me garde d'être lâche, mais il faut quitter des yeux cette vilaine veuve noire, prête à mettre en deuil au hasard où la suit sa courte sœur. C'est lui faire trop d'honneur. Elle sait que sur des cadrans plats, elle change la rondeur de mondes et prévoit, cette morbide, de mettre un homme à terre et de déformer les projets de ceux, autour de lui, qui ne seront jamais indemnes, comme des fourmis désorganisées perdant la tête lorsque meurt leur reine. Un tout petit cousin que je n'ai pas connu non plus a subi le même sort. La longue aiguille est une roulure qui s'organise tous les jours pour frapper des millions de gens.

Et c'est vers elle que se penchent tous les suicidaires avec l'impudence qu'elle a d'exercer une fascination comme les ""grands"" criminels.

 

Ses caprices sont chers et sa violence m'a fait oublier alors que j'écris qu'elle est aussi celle qui cadence les  moments magnifiques.

C'est long tout ça, mais pas autant qu'une vie d'angoisse portée comme la barbe d'un vieillard. J'ai grandi, vécu, beaucoup d'événements n'ont pas été tant ceux d'une fatalité. Je me suis éparpillée, en ai pris plein la gueule, été aimée, détestée, équilibrée paraît-il, je ne grandirai jamais complètement, je m'y refuse.

Le monde adulte est celui du chagrin, c'est ce que j'ai toujours pensé. Mon avis est que la seule panacée est la passion, au pluriel de préférence. Vos marques sont restées sur moi qui n'ai pourtant pas vécu ça et qui ai toujours ri à tel point qu'on ne comprenait pas que je pleure.


Je ne suis pas la seule.

Alors on danse...

 

16 juillet 2019. Tu sais, j'ai regardé votre atelier cet après-midi. Il y a des tiroirs dont je pense que ton fils ne les a plus tirés vers lui depuis 70. Il s'activait encore il y a peu dans ces passages. Il n'a jamais su prendre sa retraite. Il a fait semblant de le faire et encore. Tard. Il a travaillé comme un dingue après toi. Ingénieux aussi, considéré également. Mais il n'a rien trié. Puis tout s'est dégradé comme le fait le temps quand on ne ne touche à rien. Il y a toutes vos archives. Ce qui était beau sans doute est devenu effrayant. Par respect pour le passé, il n'a rien touché, écrasé un peu par vos forces et l'admiration qu'il vous portait. Mais il y a eu la crise, tu sais. Tu travaillais dans une époque prospère. L'atelier ressemble au gâteau de Lady Havisham. Ton petit-fils ne cite que ton nom comme si ton fils n'avait été que virtuel. Le même petit-fils qui t'a pleuré, que tu aurais pu retenir de ses violences qui tuent l'innocence et la douceur que je n'ai pu garder. En quoi étais-je responsable de t'avoir survécu, dès 2 ans ?! Je n'ai jamais eu aucune attirance pour le rôle de victime, encore moins de m'y complaire. Alors j'ai serré les dents, lutté mal et bien. Ton histoire a fait basculer la nôtre, par la faute d'une question apparemment anodine par téléphone. La fatalité est une manipulatrice. Cet homme a été son premier objet. Comment aurait-il su ? Et puis, comment pourrais-je penser qu'il est reparti avec ce qu'il a été le premier à constater, les mains dans les poches. Impossible. Impensable.:-(

 

J'ai commencé à être en alerte très jeune et en colère sans savoir pourquoi ça bouillonnait. Je ne connaissais pas encore ce qu'était le destin. Il manquait quelque chose pour qu'une famille soit unie, accordée. C'était toi la pièce essentielle qui faisait défaut, je ne le savais pas et ignorais la place énorme d'un homme dont je ne me souvenais même plus de la voix. 

Mon autre grand-père m'a épaulée de son équilibre, de sa gentillesse, de son calme. Il n'y a pas eu de translation de caractère :-) mais il en a gardé mon inconditionnalité.

Moi, je pars dans tous les sens, ou bien je contemple. L'inverse de tout ce que tu étais (énergique et posé, on ne m'a pas parlé de tes contemplations :-) ). 

 

 

 

Une moto, un camion. Un grand coffret mural et un cadenas. Il me semblait aussi. Ca se fait, les cadenas, les armures.

J'ai aéré au 1er. J'ai poussé la lourde porte coulissante. J'ai retrouvé des pigeons. Ca ne peut pourtant pas être les mêmes qu'il y a un mois. Ils ont l'air en forme, mais effrayés. Je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas l'air de pouvoir repérer le point par lequel ils sont passés pour entrer. Moi, je ne le vois pas.

Ils ont eu tellement peur qu'il se sont croisés au-dessus de moi, ils doivent être 6 ou 7. J'ai baissé la tête et, rien de très original, pensé instinctivement à Hitchcock. J'aime les oiseaux. Il n'y en a pas 36 000 ! 6 ou 7, c'est modeste.

Je trouve depuis des années que les pigeons faiblissent, la race dégénère, Papy. Ils marchent, volent peu. Ils ne voient pas où est le danger ... Ils comptent sur le ralentissement des roues. Des ailes levées vers le ciel et un corps qu'on ne voit plus, creusé par les pneus démontrent qu'ils finissent par avoir tort.

J'ai ouvert. Ils ont été lents à comprendre, par trouille et par défaut d'orientation. Il se peut que leur yeux se soient trop habitués à l'obscurité, que la lumière les éblouisse. Ils me regardaient de côté comme une ennemie.

Le chemin n'est pas direct. Ils ont volé sur les voitures du garage, j'ai ouvert la grande porte coincée sur la rue en vérifiant que personne ne rentre. Ils étaient libres.

Libres.

Il a fait beau, Papy, un peu trop chaud encore. C'est un beau jour de France.

 

J'ai été un peu longue, je m'en doutais, je n'ai pris personne en traître. C'est parce que je n'ai pas de crayon à papier. "Appi ? bon " (compris ? bon).  Ca n'est pas drôle, mais pour aujourd'hui, je ne suis pas en phase avec l'humour.

J'ai continué à garder dans mon jargon de l'époque, l'écho de quelques-unes de tes expressions, quelques syllabes perçues par mon oreille d'enfant, paraît-il. Paraît-il. Qu'est-ce qu'il faut croire, Papy ?

 

 

A toi, Lucien Edouard Capdepuy de Lévignacq (Landes) et merde à Belin-Beliet :-(

Je le garde, ton calepin. Dessus, il y a une réalité, celle de tes 21 ans, que même le temps n'a pas su nous enlever et que rien n'a déformé. Même sous ce crayon de papier de 1922, je te vois.

 

                                                     Corine

 

 

 

 

 

 



17/07/2019
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